samedi 22 juillet 2017

Vers la fin du wahhabisme ?

Fatiha Dazi-Héni semble optimiste, quant à la fin du wahhabisme ! Prendrait-elle son rêve pour une réalité ? Elle oublie qu'une doctrine qui s'appuie sur la foi et le sacré est difficile à éradiquer, contrairement au communisme qui a pris fin dans les pays de l'est avec la chute  du mur de Berlin; parceque, justement il n'a rien de sacré, bien au contraire, il prône l'athéisme.
Je crains qu'elle ne se trompe : là où le wahhabisme se sera implanté, les peuples régresseront fatalement et subiront son totalitarisme. Malheureusement et grâce à la manne de l'or noir, les Ibn Saoud ont répandu dans le monde entier cette funeste doctrine, aussi bien dans les républiques "arabes" qu'en Occident !
L'optimisme de Fatiha Dazi-Héni se base sur le fait que le pèlerinage à la Mecque, joue pour l'ouverture des Ibn Saoud au monde et à sa modernité. Sauf qu'elle oublie que les Ibn Saoud répandent l'obscurantisme à travers le wahhabisme, car plus propice à leur main mise sur l'Arabie et ses ressources, jusqu'aux peuples qu'ils convertissent à cette doctrine. D'où la multiplications des "haram" (interdits); et plus particulièrement ceux touchant au savoir et à la culture ! Bien au contraire, les Ibn Saoud profitent du pèlerinage pour "rééduquer" les pèlerins aux bonnes pratiques de l'islam, en leur inculquant le wahhabisme en lieu et place des obédiences ancestrales qu'ils pratiquaient chez eux, et que les guides et les imams sur place ont vite fait de condamner et de dénoncer comme hérétiques ! 
Donc Pèlerinage (hajj) et Omra (petit pèlerinage) ne sont autres que des occasions pour les Ibn Saoud pour assurer des cours accélérés pour une conversion totale au wahhabisme. 
D'ailleurs les pèlerins ne semblent même s'offusquer que le nom des Ibn Saoud soit régulièrement associé à celui d'Allah et de son prophète lors des prêches et des prières animés par les imams saoudiens, ponctués par leurs "Amen !". Une sorte d’allégeance à leur insu aux Ibn Saoud autoproclamés commandeur des croyants !
Il suffit de voir et d'entendre les pèlerins à leur retour chez eux, contents enfin d'être enfin de "bons musulmans" avec leurs nouvelles pratiques de l'islam; important et diffusant à leur tour, chez eux et autour d'eux, ces pratiques religieuses certifiées orthodoxes par leur guides et imams wahhabites. Et pour beaucoup, et en toute bonne foi, se convertissent au wahhabisme, persuadés que c'est l'expression du vrai islam ! 
Pour s'en convaincre, il suffit de voir la vitesse à laquelle les peuples musulmans se convertissent au wahhabisme, délaissant leur ancestral malékisme, pour les uns, soufisme pour les autres, par manque de culture ou par ignorance : Indonésie, pays de l'Est de l'ex-URSS, Soudan, Somalie, Egypte, Syrie, Liban, Palestine, Libye, Algérie, Tunisie ... et la liste est malheureusement longue. 
PS : Bourguiba conscient de l'influence des Ibn Saoud lors des pèlerinages, restreignait le nombre de candidats aux pèlerinages, pour limiter la pénétration du wahhabisme en Tunisie !
R.B
Image associée
Le 22 juin dernier, Le Monde des Religions et Orient XXI ont organisé une conférence sur le wahhabisme et la situation actuelle en Arabie saoudite, avec la politologue Fatiha Dazi-Héni. Compte-rendu et extraits audio.

Pendant plus d'une heure et demie, Fatiha Dazi-Héni, politologue, spécialiste de la péninsule arabique et maîtresse de conférences à Sciences Po Paris, est revenue sur la formation du wahhabisme en Arabie saoudite, mais aussi sur la volonté de modernisation des pouvoirs publics saoudiens. Son dernier livre sur le sujet, L'Arabie saoudite en cent questions, est paru cette année chez Tallandier. « Va-t-on vers la fin du wahhabisme ? C'est un peu audacieux, j'imagine que [l’intitulé de la conférence] a dû en perturber plus d'un, mais c'est pour ça que je pose la question. Je me rends en Arabie saoudite tous les ans depuis vingt ans et, depuis les années 2000, j'y ai constaté une évolution en termes de volonté de sortir du pacte wahhabite. »

À l'origine, un contrat politico-religieux 
En vue d'expliciter cette notion de pacte, la politologue est revenue sur la création de la doctrine et du système wahhabites. Son père fondateur, Ibn Saoud, a entrepris une unification du territoire par la force entre 1902 et 1932. La centralisation, nécessaire, a été rendue plus facile grâce au message idéologique wahhabite. « Dès le départ, Ibn Saoud utilise la rhétorique religieuse pour unifier toutes les provinces qu'il va conquérir. Aidé de ses guerriers d'élite, les Ikhwân, il a conquis tous les territoires qui constituent l'actuelle Arabie saoudite », précise Fatiha Dazi-Héni.

Le wahhabisme, qui découle du salafisme, a servi aux descendants des fondateurs de cette doctrine, les Al ash-Sheikh, à se constituer en une dynastie tribalo-religieuse au service de la dynastie politique des Al Saoud, via un pacte politico-religieux à l'importance cruciale. Selon Fatiha Dazi-Héni, le wahhabisme est une forme poussée de fondamentalisme, un salafisme quiétiste, ultra-conservateur, dont l'objectif est la régulation et le contrôle total de la population. « C'est un outil très efficace pour museler la société, et c'est en cela que la cohabitation avec le pouvoir Al Saoud a été extrêmement utile et l'est toujours. Il en a résulté une division du travail : les oulémas, qui s'occupent des questions religieuses, juridiques, sociales et éducatives, et la famille royale, qui détient le monopole sur les domaines politique, économique, diplomatique et sécuritaire. »
Des modèles évolutifs
L'année 1979 va bouleverser le royaume. Fatiha Dazi-Héni cite notamment la prise de La Mecque de 1979, qui reste un traumatisme fort. 1979 est aussi l'année de la Révolution islamique d'Iran, et celle de l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS. C'est également la période de la contre-offensive du roi Fayçal, qui fait du soft power religieux saoudien une arme importante d'exportation du wahhabisme en vue de contrer l'idéologie nassérienne. « 1979 va faire basculer l'application du religieux en Arabie saoudite. Jusqu'alors, il existait une certaine tolérance, sur le plan éducatif, des mœurs et des tenues vestimentaires. 1979, c'est la période de durcissement de l'application du wahhabisme, dans l'éducation, dans les pratiques, la période où la police religieuse a tous les pouvoirs », précise la spécialiste.

Pourtant, depuis le début des années 2000, on assiste à un processus d'ouverture, notamment à l'égard des musulmans soufis et des chiites, mais aussi des femmes.
Aujourd'hui, les conservateurs religieux sont « muselés », d'où une image plus ouverte du royaume. En outre, la grande majorité de la population (70 % des Saoudiens ont moins de 45 ans) sont excédés par le contrôle social des religieux, et la police religieuse n'a plus aucun pouvoir.

Fatiha Dazi-Héni l'explique : « De nouveaux clercs veulent adapter le religieux à quelque chose d'un peu plus ouvert. […] Les débats sont très denses dans les milieux intellectuels et dans les foyers littéraires, qui ont pris énormément d'ampleur ces dernières années. Néanmoins, en favorisant une élite religieuse plus en phase avec la société, le roi Salman et son fils ont à cœur de préserver leurs bonnes relations avec l’establishment religieux. Cet establishment est très pratique, car il est ultra légitimiste, et il s'adapte à tous les changements, même si certains religieux ont beaucoup de mal à accepter. »

Vers la fin du contrôle social ?

Mais alors, réformer le wahhabisme de la sorte, n'est-ce pas y mettre fin ? À cette question, Fatiha Dazi-Héni répond en précisant quelque chose de fondamental : « La doctrine wahhabite se basait sur un refus d'être pénétrée par les influences extérieures. Aujourd'hui, avec un royaume qui comprend 70 % de jeunes accros aux réseaux sociaux, c'est un peu raté. Parler de non-pénétration de l'Arabie saoudite est complètement idiot, puisque c'est l'un des pays les plus visités du monde, ne serait-ce que pour le pèlerinage de La Mecque. Dans le royaume, les gens sont en train de sortir du wahhabisme. Je vous ai parlé des réformes impulsées par le haut, mais il faut aussi parler des Saoudiens. Ils n'en peuvent plus de cet étouffement ! »

La diaspora tunisienne dans le monde

Selon le ministère des Affaires étrangères, le nombre global de Tunisiens à l’étranger s’élève à 1 350 000 personnes réparties sur plus de 120 pays, principalement européens.
La France reste le pays européen qui accueille la plus grande communauté tunisienne à l’étranger (730 000 personnes), suivie de l’Italie (200 000 personnes), et de l’Allemagne (95 000 personnes).
Le nombre des Tunisiens établis dans le monde arabe est estimé à 180 000 personnes. 
Celui des binationaux tunisiens s’élève à près de 340 000 personnes.
Par ailleurs, on compte environ 115 000 cadres tunisiens établis à l’étranger dont 3 798 sont des cadres supérieurs.
tre

vendredi 21 juillet 2017

M. Macron, ne confondez pas antisionisme et antisémitisme

LE VEL D'HIV : hommage aux victimes ... 
Une belle cérémonie, entachée cependant :
- Par le président du CRIF qui veut l'exploiter politiquement ; quand il dénonce le refus par l'UNESCO que le tombeau des patriarches à Jérusalem soit restitué à Israël, pour respecter un fait historique vieux de 1000 ans avant j.c !
Profitant d'une cérémonie qui dénonce l'antisémitisme, il dénonce celui qui sous-tend le refus onusien, le confondant avec l'antisionisme; et demande à Macron son soutien pour accomplir ce dessein sioniste ! On se demande si son rôle est de représenter les français de confession juive ou s'il représente l'Etat d’Israël. Déjà que l'Etat d’Israël doit son existence à l'activisme des sionistes, faut-il que le CRIF soutienne la politique expansionniste des sionistes qui le gouvernent ?
- Et par Nétanyahu représentant du sionisme le plus virulent ; puisqu'il poursuit sa stratégie pour la reconstitution du grand Israël, sujet de sa thèse quand il était étudiant aux EU, en poursuivant sa politique de colonisation de ce qui reste de l'Etat palestinien.

Dommage qu'une telle cérémonie nationale française, devienne une tribune pour le sionisme !
Le pire est que Macron tombe dans le panneau en assimilant l'antisionisme à l'antisémitisme quand il affirme que : "L'antisionisme est la forme réinventée de l'antisémitisme".
Choquant !!

Macron semble suivre ses prédécesseurs en jouant le jeu des sionistes et des islamistes qui instrumentalisent l'antisémitisme pour le premier et l'islamophobie pour le second, pour empêcher toute critique et pour s'affirmer sur la scène politique internationale !
Encore un qui n'a pas compris ... à moins qu'il obéisse lui aussi à la realpolitik, puisque les deux extrémistes ont la bénédiction de l'oncle Sam et le soutient de leurs serviles alliés pétromonarques !!

Heureusement qu'il y a des juifs qui refusent que leur religion soit instrumentalisée par les sionistes, et qu'ils les prennent en otage ; tout comme il y a des musulmans qui refusent que les islamistes instrumentalisent leur religion à des fins politiques, et les prennent en otage; mais qui ne tombent pas dans leur piège quand ils invoquent l'antisémitisme pour les premiers et l'islamophobie pour les seconds pour faire taire leurs opposants !

R.B
Résultat de recherche d'images pour "jean daniel photo"

Monsieur le président, attention ! Attention !

Comme chef audacieux d'une nouvelle diplomatie réaliste et machiavélienne, vous avez invité Donald Trump et il vous a beaucoup embrassé. Soit.

Au nom d'une autre forme de diplomatie autocritique et compassionnelle, vous avez reçu Benjamin Netanyahou et vous l'avez beaucoup embrassé. Soit encore.

Mais voilà, vous avez cru devoir proclamer que toute forme d'antisionisme rejoignait l'antisémitisme.
Et là, vous avez commis une dangereuse erreur.

Pour notre part, nous sommes incurablement fidèles à la mémoire des victimes de la Shoah et d'autre part, nous sommes aussi déterminés dans notre combat contre toutes les formes de l'antisémitisme.

Mais voilà, il y a un sionisme qui consiste à refuser les positions comme celles de Pierre Mendès-France, qui affirmait : "Il n'est pas compréhensible que les Israéliens ne comprennent pas que les Palestiniens souhaitent pour eux la même chose qu'ils ont arrachée, c'est-à-dire un Etat."

Pierre Mendès-France était évidemment pro-israélien et il a lui-même souffert de l'antisémitisme. Simplement, il veillait à ne pas aggraver la haine par des divisions artificielles et coupables.

                                                                    *****
Shlomo Sand. Photo DR
Shlomo Sand *


Lettre ouverte à M. le Président de la République française


L’historien israélien Shlomo Sand interpelle Emmanuel Macron sur son discours, tenu en présence de Benjamin Netanyahou, pour la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv : « L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? »

En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite, comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté : oui la France est responsable de la déportation, oui il y a bien eu un antisémitisme, en France, avant et après la seconde guerre mondiale. Oui, il faut continuer à combattre toutes les formes de racisme. J’ai vu ces positions comme étant en continuité avec votre courageuse déclaration faite en Algérie, selon laquelle le colonialisme constitue un crime contre l’humanité.
Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benjamin Netanyahou, qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs, et ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier. Certes, je connais depuis longtemps l’impossibilité de séparer la mémoire de la politique. Peut-être déployez-vous une stratégie sophistiquée, encore non révélée, visant à contribuer à la réalisation d’un compromis équitable, au Proche-Orient ?
J’ai cessé de vous comprendre lorsqu’au cours de votre discours, vous avez déclaré que :
« L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». Cette déclaration avait-elle pour but de complaire à votre invité, ou bien est-ce purement et simplement une marque d’inculture politique ? L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapés de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin. Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes !
Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également le gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, Etat juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite !
Il y a eu, et il y a, bien sûr, des antisionistes qui sont aussi des antisémites, mais je suis également certain que l’on trouve des antisémites parmi les thuriféraires du sionisme. Je puis aussi vous assurer que nombre de sionistes sont des racistes dont la structure mentale ne diffère pas de celle de parfaits judéophobes : ils recherchent sans relâche un ADN juif (ce, jusqu’à l’université où j’enseigne).
Pour clarifier ce qu’est un point de vue antisioniste, il importe, cependant, de commencer par convenir de la définition, ou, à tout le moins, d’une série de caractéristiques du concept : « sionisme » ; ce à quoi, je vais m’employer le plus brièvement possible.
Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale. Tout au long des siècles, les juifs pieux ont nourri une profonde ferveur envers leur terre sainte, plus particulièrement pour Jérusalem, mais ils s’en sont tenus au précepte talmudique qui leur intimait de ne pas y émigrer collectivement, avant la venue du Messie. En effet, la terre n’appartient pas aux juifs mais à Dieu. Dieu a donné et Dieu a repris, et lorsqu’il le voudra, il enverra le Messie pour restituer. Quand le sionisme est apparu, il a enlevé de son siège le « Tout Puissant », pour lui substituer le sujet humain actif.
Chacun de nous peut se prononcer sur le point de savoir si le projet de créer un Etat juif exclusif sur un morceau de territoire ultra-majoritairement peuplé d’Arabes, est une idée morale. En 1917, la Palestine comptait 700.000 musulmans et chrétiens arabes et environ 60.000 juifs dont la moitié étaient opposés au sionisme. Jusqu’alors, les masses du peuple yiddish, voulant fuir les pogroms de l’empire Russe, avaient préféré émigrer vers le continent américain, que deux millions atteignirent effectivement, échappant ainsi aux persécutions nazies (et à celles du régime de Vichy).
En 1948, il y avait en Palestine : 650 000 juifs et 1,3 million de musulmans et chrétiens arabes dont 700.000 devinrent des réfugiés : c’est sur ces bases démographiques qu’est né l’Etat d’Israël. Malgré cela, et dans le contexte de l’extermination des juifs d’Europe, nombre d’antisionistes sont parvenus à la conclusion que si l’on ne veut pas créer de nouvelles tragédies, il convient de considérer l’Etat d’Israël comme un fait accompli irréversible. Un enfant né d’un viol a bien le droit de vivre, mais que se passe-t-il si cet enfant marche sur les traces de son père ?
Et vint l’année 1967 : depuis lors Israël règne sur 5,5 millions de Palestiniens, privés de droits civiques, politiques et sociaux. Ils sont assujettis par Israël à un contrôle militaire : pour une partie d’entre eux, dans une sorte de « réserve d’Indiens » en Cisjordanie, tandis que d’autres sont enfermés dans un « réserve de barbelés » à Gaza (70% de ceux-ci sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés). Israël, qui ne cesse de proclamer son désir de paix, considère les territoires conquis en 1967 comme faisant intégralement partie de « la terre d’Israël », et s’y comporte selon son bon vouloir : jusqu’à présent, 600 000 colons israéliens juifs y ont été installés…. et cela n’est pas terminé !
Est-ce là le sionisme d’aujourd’hui ? Non ! Répondront mes amis de la gauche sioniste qui ne cesse de se rétrécir, et ils diront qu’il faut mettre fin à la dynamique de la colonisation sioniste, qu’un petit Etat palestinien étroit doit être constitué à côté de l’Etat d’Israël, que l’objectif du sionisme était de fonder un Etat où les juifs exerceront la souveraineté sur eux-mêmes, et non pas de conquérir dans sa totalité « l’antique patrie ». Et le plus dangereux dans tout cela, à leurs yeux : l’annexion des territoires occupé constitue une menace pour Israël en tant qu’Etat juif.
Voici précisément le moment de vous expliquer pourquoi je vous écris, et pourquoi, je me définis comme non-sioniste, ou antisioniste, sans pour autant devenir antijuif. Votre parti politique inscrit, dans son intitulé : « La République », c’est pourquoi je présume que vous êtes un fervent républicain. Et dussé-je vous étonner : c’est aussi mon cas. Donc, étant démocrate et républicain, je ne puis, comme le font sans exception tous les sionistes, de droite comme de gauche, soutenir un Etat juif. Le Ministère de l’Intérieur israélien recense 75% de ses citoyens comme juifs, 21% comme musulmans et chrétiens arabes et 4% comme « autres » (sic). Or, selon l’esprit de ses lois, Israël n’appartient pas à l’ensemble des Israéliens, mais aux juifs du monde entier qui n’ont pas l’intention de venir y vivre. Ainsi, par exemple, Israël appartient beaucoup plus à Bernard Henry-Lévy et à Alain Finkielkraut qu’à mes étudiants palestino-israéliens qui s’expriment en hébreu, parfois mieux que moi-même ! Israël espère aussi qu’un jour viendra où tous les gens du CRIF, et leurs « supporters » y émigreront ! Je connais même des français antisémites que cette perspective enchante ! En revanche, on a pu entendre deux ministres israéliens, proches de Benjamin Nétanyahou, émettre l’idée selon laquelle il faut encourager le « transfert » des Israéliens arabes, sans que personne n’ait émis la demande qu’ils démissionnent de leurs fonctions.
Voilà pourquoi, Monsieur le Président, je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l’Etat dans lequel il vit soit une République israélienne, et non pas un Etat communautaire juif. Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un Etat, qui, par son auto-définition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. A votre avis, Monsieur le Président : cela fait-il de moi un antisémite ?
* Historien israélien(Traduit de l’hébreu par Michel Bilis) 

mercredi 19 juillet 2017

On est des bêtes, oui : et pourquoi pas des bêtes animalistes ?

La lecture de la chronique, mardi dernier, de mon collègue Luc Le Vaillant, au sujet des animaux et du choix de ne pas les manger, m’a poussé à réagir. Loin d’y voir une « cause annexe », j’estime qu’il est utile que j’y réponde point par point.

Sur la philosophie. « Expier », « christique », « ascèse », « apôtre » … Diable, – si j’ose dire – je ne m’attendais pas à un tel enthousiasme à aborder ce sujet sous l’angle religieux. On croit déceler chez l’auteur comme un regret de voir ainsi vaciller son statut de « maître de l’univers ». Qu’il se rassure, nul ne convoite son trône. Et certainement pas ceux que mon collègue décrit comme une cohorte d’ascètes en pleine autoflagellation et fascinés par les privations. En vérité, aborder le végétarisme ou le véganisme en ayant le sentiment de se priver n’aurait guère de sens en matière d’engagement animaliste (où seraient les convictions ?) et serait le meilleur moyen de ne pas suivre longtemps ce régime alimentaire. La plupart d’entre nous ont plutôt le sentiment, il me semble, de faire bombance sans infliger de souffrance, ce qui ne nous prive guère. Que nous puissions être « culpabilisateurs » ? C’est bien possible, et peut-être est-ce là l’un de nos défauts. Mais pour quelle raison mon confrère devrait-il donc culpabiliser ? Aurait-il contribué, pour reprendre son expression, à « saloper la supposée beauté de la nature » ?

Sur la politique. A la gauche prométhéenne vantée par Luc, tournée vers un progrès sans fin – vers quoi ? Comment ? A quel prix ? – je préfère une gauche égalitaire, tolérante, qui ne tourne pas le dos au progrès technique mais ne compte pas y sacrifier ses principes ni la compassion pour ceux qui en seraient les rouages involontaires. Darwin et ses travaux sur la façon dont les espèces s’adaptent et évoluent en fonction de leur environnement n’ont pas grand-chose à faire dans ce débat. J’inclus évidemment dans ces rouages les animaux que nous élevons à dessein pour en faire usage. Pourquoi les exclure ? Parce qu’ils sont plus éloignés de nous que « le tiers état, les Juifs, les Noirs, les femmes, les gays » ? Terrain glissant… Je préfère pour ma part supprimer tout curseur, de peur qu’on me demande un jour d’en fixer l’emplacement. Disséminons les droits ! Et non, il ne s’agit pas de donner le droit de vote aux poules, là n’est pas l’objectif du mouvement animaliste, qu’on se rassure. Quant aux bêtes qui ne « demandent rien à personne », je réponds : eh bien oui, et alors ? Elles n’ont en effet pas demandé à naître et vivre en batterie, ni à finir sous nos couteaux. Et pour ce qui est des droits que nous devrions leur octroyer (celui de vivre en paix, d’avoir les relations sociales qu’elles entendent, de ne pas être exploitées…), devons-nous attendre qu’elles puissent les formuler explicitement pour y réfléchir ? Si tel est le cas, je tremble pour les humains qui pour telle ou telle raison ne sont pas en mesure d’exprimer leurs aspirations légitimes. Pourvu que le curseur ne bouge pas dans le mauvais sens…

Sur la légèreté. Ah, la rude campagne honnête que nous autres citadins amollis avons oubliée… Je l’avoue, je n’ai jamais vu égorger de cochon, ni plumer d’oie. J’ai en revanche un peu vécu à la campagne, j’y ai visité des étables, aux vaches alignées derrière des grilles de fer. Mais pas les abattoirs où elles finissent (visite déjà complexe à effectuer pour un député de la République, je plaide donc la circonstance atténuante). Pour être tout à fait honnête, je n’ai jamais vu non plus guillotiner personne. Ça ne m’empêche pas d’être contre la peine de mort. Faut-il avoir vu enfreindre un droit pour avoir envie de le défendre ? Nul besoin en tout cas d’en porter les victimes « aux nues ». La simple considération suffira.

1) « Choisir le régime désincarné est une manière de s’imaginer ange, elfe ou sylphide. Vous voilà esprit fugace et taureau ailé, pensée dégagée des servitudes physiologiques et grain de poussière balayé par la vacuité de l’existence », écrit Luc Le Vaillant. Je peine vraiment à m’imaginer en « ange, elfe ou sylphide » transformé par un « régime désincarné »… Six ans de végétarisme n’ont guère réduit mon tour de taille, et nulle révélation mystique n’est venue bouleverser ma nature.

2) Ce même régime « témoigne aussi d’un refus de mordre dans le jarret de l’adversité ». Voilà un point que je ne contesterai pas : dans l’animalisme tel que je le pratique, je ne me livre en effet pas à l’action directe. Le militantisme suit divers chemins, celui de l’action en est un, et indispensable. Celui d’exercer son choix en fonction de ses convictions plutôt que des traditions en est un autre. C’est le mien.

3) « Ce souci d’humaniser l’animal est aussi une manière de désanimaliser l’homme, au risque d’affadir l’époque. » A nouveau nous sommes d’accord. « Humaniser l’animal » et « désanimaliser l’homme » n’ont, ni l’un ni l’autre, aucun sens. Cessons de jouer avec les étiquettes, d’humaniser ou désanimaliser tel ou tel. « Frères de sang » comme le dit mon confrère, mais aussi de conscience de soi et de sentiments, les animaux, humains ou non, méritent bien qu’on leur fiche la paix. Et tant pis – puisque nous chutons sur la corrida – si la liberté de se pavaner de la « courageuse poupée » des arènes doit en pâtir : vivons et laissons !


mardi 11 juillet 2017

L'ECOLE VETERINAIRE NATIONALE DE Sidi THABET ... OU CE QU'IL EN RESTE !

LES HÔPITAUX TUNISIENS, TOUT COMME L'ECOLE VÉTÉRINAIRE NATIONALE, MANQUENT DE TOUT ... DEPUIS QUE LES FRÈRES MUSULMANS SONT AU POUVOIR !  

Un ami dont le chien a eu une gastro-entérite infectieuse contractée en léchant une saleté qui traînait dans les rues du quartier devenues poubelle à ciel ouvert, l'a présenté à une consultation médicale à l'ENV de Sidi Thabet pour lui faire en même temps un bilan de santé, persuadé qu'il y trouvera le meilleur service médical et surtout les équipements nécessaires qui manquent souvent chez les vétérinaires des villes : radio, échographie, laboratoire d'analyse médicale, ...

Il va vite déchanter :
- le matériel est vétuste et souvent en panne,
- les enseignants sont d'un niveau qui laisse perplexe.

La visite en question :
- Plutôt que de faire la prise de sang à la jugulaire pour un si petit chien (3kg), le maître assistant lui a massacré les deux veines brachiales,
- Pas de labo à l'école. Il faut porter soi-même les tubes au labo à Tunis.
Le labo est fermé pour cause de séance unique.
Il faut mettre les tubes au frigo et les porter le lendemain matin au labo.
- Le chien a eu le ventre complètement rasé pour l'échographie, car ses poils empêcheraient la lecture de l'image, selon le maître assistant, qui au final n'a pas su lire l'échographie.
- La radio n'est pas lisible non plus, car trop d'organes gênent sa lecture, explique le maître assistant le plus sérieusement du monde ...
- L'interne qui assistait à la consultation, propose alors une laparotomie exploratrice (ouvrir le ventre du chien) pour pallier à la radio et à l'échographie qu'ils n'ont pas su lire,
- Le maître assistant veut revoir le chien un autre jour pour poursuivre le check-up demandé ( exploration cardio-respiratoire, ...) par son propriétaire, car il a d'autres animaux à examiner.

Effaré par tant d'indigence intellectuelle et matérielle, mon ami a préféré épargner à son chien de nouveaux traumatismes et renoncer à le soigner dans l'école nationale vétérinaire !
Il est ahuri devant tant d’incompétence et de manque d'organisation !
Il est choqué de voir l'état de saleté à l'extérieur mais aussi à l'intérieur des bâtiments, où l’hygiène laisse à désirer !
Il réalise la catastrophe pour les animaux en Tunisie : si les élèves sont formés dans de telles conditions où tout manque et le peu de matériel dont ils disposent est vétuste sinon en panne et par de tels enseignants, il se demande qu'en est-il des vétérinaires sortis de cette école nationale, exerçant dans les villes ?

Certains lui rétorqueront :
- qu'il en est de même dans beaucoup d'hôpitaux en Tunisie ... faute de moyens matériels et financiers; et surtout faute d'une politique de la santé digne de ce nom ! Et
- que les humains sont prioritaires devant les chiens !!

En gros, les chiens peuvent crever en Tunisie, faute de soins et d'examens adéquats !!!

Par ailleurs, cette argumentation fait l'impasse sur le fait qu'un meilleur entretien des locaux et du matériel avec une meilleure formation des vétérinaires, ne sont pas liés à une augmentation budgétaire mais à l'application d'une certaine dose de responsabilité et d’honnêteté.

Rachid Barnat

vendredi 7 juillet 2017

LA POLITIQUE EXPANSIONNISTE DES Ibn SAOUD PAR LE WAHHABISME !

OU COMMENT LES DIRIGEANTS EUROPÉENS SE METTENT-ILS LE DOIGT DANS L’ŒIL !

Si l’impérialisme américain joue la force des armes, celui de leurs alliés les pétromonarques, plus sournois mais plus efficace, joue la force de la foi. Ce que font les Ibn Saoud et leur concurrent l'émir du Qatar, en diffusant le wahhabisme à travers le monde, avec la bénédiction de l'oncle Sam.
Pourtant, faut-il rappeler que la plus part des auteurs des attentats du 11 septembre 2001 ont des passeports saoudiens, et que Oussama ben Laden, lui même saoudien, était très proche des Ibn Saoud ? 
Et que dire de la condition des femmes en Arabie que le monde entier connaît ? Pourtant l'ONU accorde aux Ibn Saoud d'intégrer la Commission de la condition des femmes
Encore un pied de nez des Ibn Saoud à l'Occident et à ses "valeurs" !

Alors on se demande si les dirigeants américains et leurs alliés européens, français, belges, italiens,... ignoraient que le wahhabisme est une version intégriste et rétrograde de l’islam ? N'en voyaient-ils pas la barbarie et la violence auxquelles les Ibn Saoud pratiquent l'esclavage (de préférence celui des noirs chez les nouveaux riches, cela fait plus chic !), la polygamie, la ségrégation envers les femmes dont le statut est réduit à celui de femme-objet-sexuel, la flagellation, la lapidation, l'amputation des mains des voleurs au sabre, la décapitation toujours au sabre ...

Pourtant ils ont accepté le financement et la construction de Grandes Mosquées par les Ibn Saoud, comme celle de Lyon, de Bruxelles, de Rome, et bien d’autres ! Sont-ils si naïfs pour ne pas y voir un moyen pour ce pétro-monarque pour diffuser le wahhabisme pour supplanter l'islam malékite & soufi de leurs ressortissants musulmans; issus dans leur majorité, d'Afrique du Nord et de l'Afrique subsaharienne ?

1° / Faut-il donc s’étonner après d’une mouvance salafiste en Europe ?

Jusqu’en 1973, c'est à dire sous Pompidou et Giscard d'Estaing, la Grande Mosquée de Paris était le principal lieu de culte musulman en France, géré par le Maroc et l'Algérie. Où l'on célébrait l'islam malékite essentiellement.

Mais depuis la chute du mur de Berlin, et avec le succès qu'ont eu les Ibn Saoud dans la guerre d'Afghanistan, le wahhabisme a le vent en poupe; puisqu'il a débouté le communisme de ce pays, ce grand cauchemar pour les américains.
Ainsi les Ibn Saoud et d'autres pétromonarques, dont l'émir du Qatar, vont mettre les bouchées doubles pour répandre le wahhabisme aussi bien dans les républiques dites "arabo-musulmanes", qu'en Occident !

Ainsi La grande mosquée de Lyon sera construite quasi-entièrement avec des fonds du roi Fahd ben Abdelaziz Al Saoud

En 1981, Valéry Giscard d’Estaing déclare, pendant la campagne électorale présidentielle, que l’État financerait la construction d’un centre culturel pour la communauté musulmane de Lyon. C'est chose faite.
En 1994, le Conseil Islamique Rhône-Alpes (CIRA), association loi 1905, est créé.
Création aussi par l’ACLIF et le CIRA de la Société Civile Immobilière « Mosquée de Lyon » chargée de la gestion du patrimoine de la Mosquée de Lyon. 
Le 30 septembre 1994, c’est l’inauguration de la mosquée par Charles Pasqua, ministre des cultes, Michel Noir, maire de Lyon, l’ambassadeur d’Arabie saoudite et les autorités civiles et religieuses.

2° / La diplomatie belge ignorait-elle tout de cet islam rétrograde ?

En 1967, le roi Baudouin fait don d’un édifice au roi Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud, en visite officielle en Belgique, afin de le transformer en lieu de culte, à l’usage de la communauté musulmane de Belgique qui devient importante à cette époque.
La grande mosquée de Bruxelles, à l’issue d’une longue restauration effectuée aux frais de l’Arabie saoudite par l’architecte tunisien Mongi Boubaker, est inaugurée en 1978 en présence de Khaled ben Abdelaziz Al Saoud et du roi Baudouin, qui lui en remettre la clef !

Aujourd’hui, elle accueille également une école et un centre de recherche islamique dont les objectifs sont de faire connaitre la foi musulmane.

Depuis, cette mosquée est gérée par des imams saoudiens et l’État belge verse des subventions au prorata de la représentativité des musulmans en Belgique, comme pour les autres religions et associations laïques reconnues.

3° / La diplomatie italienne ignorait-elle l'obscurantisme véhiculé par le wahhabisme, que les dirigeants politiques laissent s'installer en Italie en acceptant le financement des centre cultuels/culturels par les Ibn Saoud ?

La ville de Rome a fait don des terrains à la communauté musulmane en 1974, mais ce ne fut qu’en 1984 que la construction de la grande mosquée de Rome fut initiée sur les plans des architectes Paolo Portoghesi, Vittorio Gigliotti et Sami Mousawi.
Elle a été fondée par le prince afghan Muhammad Hasan et son épouse et financée par le roi Fayçal d’Arabie.
L’inauguration du lieu de culte a été faite le 21 juin 1995.

La mosquée héberge le Centre culturel islamique italien.

Conclusion :

Est-ce l’islam qui est en cause, ou la propagation d’une vision sectaire de l’islam ? En Europe ceux qui découvrent l'islamisme et ses horreurs, doivent se poser la question ! Car la responsabilités de leurs dirigeants aussi cupides que stupides est grande puisqu'ils ont permis l'importation et la propagation du wahhabisme, cette doctrine mortifére, ce péril vert que les américains ont préféré au péril rouge, le communisme !

Comment le Wahhabisme s'est-il propagé en Europe ? Des dizaines de milliards de dollars sont dépensés par les Ibn Saoud & l'émir du Qatar, pour la diffusion du Wahhabisme !

En effet, durant ces deux dernières décennies, les Ibn Saoud ont dépensé la somme colossale de 87 milliards de dollars pour propager le wahhabisme dans le monde, a assuré une étude académique très sérieuse, réalisée par l’expert en conflits entre religions Alex Alexiev et publiée dans le magazine Middle East Monitor. Ce chiffre rendu public lors d’une audience au sein du Sénat américain le 26 juin 2003, s’est avéré être très proche de celui dévoilé par l’ancien conseiller auprès du Secrétaire d’Etat américain des finances, David Aufhauser, un an plus tard et qui était de l’ordre de 75 milliards de dollars.

Mais une chose est certaine : ce ne sont pas seulement les pays "arabo-musulmans" qui sont la cible de cette propagande. L’Europe aussi a eu sa belle part, d’autant qu’elle compte une importante communauté musulmane :

- Estimée à près de 44 millions de personnes.
- 3848m2 de centres religieux.
- 1359 mosquées.

D’ailleurs, le régime saoudien ne s’en est pas du tout caché. Bien au contraire, il s’en targuait, vantant ses efforts pour propager la culture islamique et la langue arabe et soutenir les minorités islamiques.

Selon le journal pro saoudien Asharq al-Awsat, (rapporté par le journal al-Akhbar) le royaume saoudien a édifié des centres religieux en Europe sur une superficie de 3848 m2, pour le coût de 5 millions de dollars. Dont entre autres :
- le Centre culturel islamique "Khadimo al haramayn" ("serviteur des deux lieux saints" que sont La Mecque & Médine) (titre pompeux que se donnent les Ibn Saoud, pour asseoir leur légitimité et conserver leur mainmise sur ces lieux mais aussi sur l'Arabie et son peuple, tout deux qualifiés de saoudites ), dans la ville de Melissa en Espagne,
- le Centre Islamique de la capitale italienne Rome,
- le centre de la ville Mantes-La-Jolie en France,
- le centre islamique à Genève,
- le centre islamique culturelle à Bruxelles (qui n’est d’ailleurs pas très loin du quartier Molenbeek, présenté par les médias comme étant le bastion des « jihadistes » en Europe).
- Sans oublier le Centre islamique de Madrid, de Grenade en Espagne,
- celui de Lisbonne au Portugal,
- celui de Londres en Grande Bretagne,
- celui de Vienne en Autriche et
- celui de Ambrera en Ecosse.

Et ce n’est pas encore tout, toujours selon le journal pro saoudien.
Il est également question de la construction de quelques 1359 mosquées saoudiennes de par le monde.

Les dirigeants occidentaux savent pertinemment que si les Ibn Saoud financent les lieux de culte, qu'ils ne peuvent leur refuser d'y diffuser leur wahhabisme, auquel ils convertissent leurs ressortissants musulmans mais aussi ceux d'autres religions auprès desquels leurs imams font du prosélytisme pour cette doctrine obscurantiste qui prône le "jihad" et la violence contre les mécréants. Ce que les Européens découvrent dans leur chair après chaque attentat-suicide des "jihadistes"-kamikaze !

Rahid Barnat

PS : Les nouveaux élus français en tireraient-ils la leçon ? Lettre ouverte aux députés français