dimanche 21 mai 2017

Les Tunisiens en ont rêvé, les Français l'ont fait !

Les tunisiens ont été les initiateurs du dégagisme pour se débarrasser de leurs carcans et du système politique de leurs dirigeants. Et bien que les Frères musulmans se soient emparés de leur révolution, ils ont dû lutter à nouveau pour les dégager, en fondant tous leurs espoirs sur Béji Caïd Essebsi et son nouveau mouvement politique Nidaa Tounes, qui leur jurait les débarrasser des Frères musulmans qui ont mis à mal le pays en les rassurant vouloir rendre son prestige à la République malmenée par Ghannouchi et ses acolytes Tartour Marzougui & Ben Jaafar !

Hélas il n'a pas été à la hauteur de leurs espérances. Pire encore, il s'est allié à ceux qu'il était censé dégager ! Sa traîtrise désespère tous les progressistes qui ont cru en lui et plus particulièrement les tunisiennes qui ont voté massivement pour lui , certaines qu'il sera leur rempart contre les Frères musulmans et leur obscurantisme.

Or depuis Chirac, puis Sarkozy et enfin Hollande, les français ne croient plus en leurs hommes politiques et ne savent plus à quel saint se vouer pour reprendre espoir.

Et voilà qu'un miracle se produit ! Un jeune homme sur lequel personne ou presque n'aurait parié un sou, sort du rang et accomplit en un an et avec brio, un parcours qui laisse médusés journalistes, observateurs et hommes politiques du vieux système. Il a tout chamboulé : les vieux repères, les vieux systèmes ... en proposant du neuf à tous les niveaux !

Et ça marche : son mouvement En Marche est en train de dégager les vieux briscards de la politique française. Pire encore, Emmanuel Macron ringardise toute la classe politique et ses vieilles pratiques ! 

Une révolution ! C'est le printemps français. Qui plus est, s'est faite sans violence, et sans verser une goutte de sang. Les Français soufflent et l’espoir revient. En quelques jours, la France a retrouvé son prestige et le monde la regarde à nouveau avec respect et admiration.

Bonne continuation l’artiste !

R.B
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Que l'on aime ou pas Macron, ce qui se passe est drôle et jouissif

Il se passe depuis quelques jours en France un bouleversement politique qui remue le « microcosme parisien » et chacun d’entre nous, ou presque. Ce spectacle inhabituel fait voler en éclats nos certitudes, mais aussi nos réflexes et nos scepticismes. C’est drôle et, si l’on parvient à se détacher de toute étiquette partisane, profondément jouissif.

Un gamin a surgi, qui a cassé nos jeux et, avec assurance, invente de nouvelles règles. Ou plutôt, l’air de rien, retrouve la vérité de la Ve République, d’un président au-dessus des partis, créant le sien, à sa mesure, pour faire voler en éclats ce qui lui a précédé. 

Depuis longtemps, nous n’avions pas été à ce point bousculés. N’est-ce pas profondément drôle ? Et même jouissif ?

Peu importe au fond les jugements, généralement tranchés (à droite ou à gauche ? Libéral ou étatiste ? Profond ou marketé ?), que chacun peut émettre sur Emmanuel Macron. Qu’il séduise ou agace, le personnage tranche radicalement avec ce à quoi la politique nous a habitués. Une ascension fulgurante, beaucoup de chance et autant de talent, pas de chapelle identifiée, un projet plus qu’un programme : en quelques jours, le monde politique a pris un coup de vieux ahurissant, sourire insolent du président en bonus. Dents écartées, on n’ose écrire dents de lait, tant il paraît poupin au regard de ses prédécesseurs.

Une République insaisissable

A droite comme à gauche, dans les rouages des partis, vieux briscards et jeunes ambitieux ne savent comment réagir, voyant tout leur échapper : les discours convenus, les oppositions irréductibles, les postes, le pouvoir. Leur vie.

Pour se protéger, sauver ce qui peut l’être, ils recourent à la panoplie habituelle : langue de bois, exclusions, appels au rassemblement, créations de mouvements au nom procrastinatoire. Rien de tout cela aujourd’hui ne peut être audible. Ce n’est pas ce que réclame l’instant, qui est au grand chambardement. Les ors de la République ne sont plus donnés en héritage aux patients et retors, par alternances et accords plus ou moins secrets.

On dirait que les vieux partis ont vécu. Et ce, même jusqu'aux extrêmes où l'on s’époumone en lendemains amers, rancœurs de mauvais joueur pour l’un, grisaille de la défaite médiocre pour l’autre. Le risque d’éclatement guette, à droite, à gauche, à l’extrême-droite, à l’extrême-gauche. Qui l’eût cru ?

Sigmund Macron

Mais ce bouleversement ne serait rien s’il n’ébranlait les électeurs. La France, du moins ce que j’en lis et entends, s’est couchée sur le divan collectif de la psychanalyse politique. Spectacle étrange qui montre que nous ne valons pas mieux que nos (anciens) représentants. À force de nous morfondre dans notre pays immobile, le mouvement nous fait peur, nous séduit, nous agace, nous perturbe, nous charme ou nous écœure. Nous prenons la nouveauté en pleine gueule. Violence de nous découvrir vieux quel que soit notre âge.

On résiste. Chacun s’accroche à ses certitudes. Au jugement confortable des convictions jamais questionnées. Droite ou gauche, ou UMPS, ou ultra-libéralisme : les grilles de lecture sont là, connues, utiles pour refuser une forme d’inconnu. Nos attachements idéologiques sont profondément ancrés, viscéraux, les repas de famille en témoignent. Y renoncer est douloureux et c’est pourtant ce qui nous est proposé imposé.

Je vous l’avais bien dit, ça ne marchera pas

Le scepticisme bien sûr, est là, qui cherche des rapprochements historiques, des précédents, d’autres grilles de lectures, plus érudites mais aussi vaines. Le scepticisme encore qui prédit déjà l’échec d’un gouvernement le jour où il s’installe. Comme des parents observant chez leurs enfants leurs enthousiasmes d’autrefois, depuis longtemps taris.

Entre les traîtres à leur camp, les «La société civile, ça n’a jamais marché» ou la majorité indécise de la future Assemblée, les prétextes ne manquent pas à qui se veut Cassandre. L’échec serait une satisfaction. On vous l’avait bien dit. La citation de Lampedusa est bien pratique, toujours d’actualité bien sûr, qui pare de vernis intellectuel une pensée figée.

Et puis, les arguments, plus ou moins fondés, les petits cris de rage. On déterre des tweets, les déclarations d'avant, intempestives, comme preuve de la duplicité des ministres, de leur mépris, d'un dessein secret, on exhume livres machistes ou casse-gueule. Et, pêle-mêle, avec cette machine de guerre, tout est en péril : droits des travailleurs, laïcité, écologieécolecroissance… Il manque des ministères, drame. On déplore le poids de l’énarchie, l’âge des ministres, la parité dévoyée, le diktat de Bruxelles ou d’Angela Merkel… Déjà, un sondage, bonheur du rassurant sondage !, prédit la fin de l'état de grâce. Retour à la normale, tout est écrit, forcément.

Rien n’est écrit de manière prévisible

Mais rien, justement, n'est écrit. Incrédules, nous regardons ce spectacle avec une forme de sidération agacée. Pour notre ventricule droit ou notre ventricule gauche, ce curieux assemblage d'inconnus et de « prises de guerre » n'est-il pas voué à l'échec ? La vérité est que le pays, dans sa représentation, bouge, et vite. Il ne s’agit pas que d’une simple passation de pouvoirs, qui nous rassurerait, en supporters comblés ou déçus. Nous perdons nos repères, et l’assurance du président revêt une forme d’insolence. Il sait où il va. Il semble savoir où il va. Que sait-il ? Nous ne le savons guère. Pour notre pays, nous voulons qu’il réussisse, pour notre confort, il faudrait qu’il échoue. Terrible paradoxe de la France d'aujourd'hui.

Selon les jours et les décisions, nous oscillerons sans doute entre craintes et espoirs. Nous sommes secoués, comme l’action EDF, qui grimpe de 7% lorsque le Premier ministre, ancien salarié d’Areva, est nommé, puis perd 7% le lendemain, lorsqu'arrive Nicolas Hulot. 

On prend du recul et on rigole (de nous-mêmes)

Avant de m’accuser de macronisme bêlant, essayez, lecteurs, de vous abstraire de vos préjugés politiques. Reculez-vous, prenez la hauteur nécessaire, fumez un joint. Puis, détendus, oubliez la droite, la gauche, le capital, le travail, vos haines et vos enthousiasmes... Regardez le spectacle qui nous est donné. Un personnel politique prié de prendre la porte et qui s’y refuse, sans mesurer l'ampleur du « dégagisme ». Des électeurs qui refont le match, s’accrochent à des slogans devenus désuets, contemplant sans l'accepter la bourrasque que leurs votes, multiples, ont provoquée. En nous, le « dégagisme » n'a pas encore produit ses derniers effets. Comme des poulets à qui on vient de couper la tête, nous courons en tous sens pour en trouver une autre de rechange.

Bien sûr, l’exercice du pouvoir effacera cette séduction des premiers instants, la beauté du possible. Il y aura des couacs, des échecs, nul n’est infaillible. La presse s’extasiera bientôt d’un président avec un ordinateur sur son bureau. Puis elle s’en détachera, lorsque surviendront les orages. Mais ces premiers jours auront eu le mérite de mettre en valeur nos crispations, montrant notre difficulté à penser la France et le monde en dehors du cercle confortable de nos préjugés.

Ne serait-ce que pour cela, on a déjà envie de lui dire : Manu, merci pour ce moment !

  



jeudi 18 mai 2017

Les Tunisiens, sont-ils mûrs pour la démocratie ?

Les tunisiens sont-ils assez mûrs pour mériter la démocratie ? Ce n'est pas si sûr quand on voit la place qu'ils accordent lors des consultations électorales aux Frères musulmans, qui sont dogmatiquement anti-démocrates et contre les libertés individuelles. Tout comme les turcs qui viennent d'accorder démocratiquement au Frère musulman Erdogan, de restreindre leurs libertés individuelles.
Comme quoi, ce que disait Bourguiba de la démocratie, se vérifie : qu'un peuple ne peut accéder à une réelle démocratie qu'une fois qu'il aura été instruit et cultivé, pour prendre conscience de son rôle de citoyen responsable ! 
R.B 
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La démocratie selon Bourguiba

Voilà ce qu'il en disait le 26 Avril 1966 :

L’histoire est riche en exemples où la démocratie a dégénéré en anarchie, où la règle démocratique est devenue loi de la jungle. C’est que le dévouement, la probité, la compétence sont des qualités rares, notamment dans les pays sous-développés marqués par des siècles de décadence et où la plus grande partie du peuple vit encore dans l’obscurantisme.

Le sentiment patriotique n’est pas suffisant pour créer les conditions de la démocratie. Il faut à l’homme de l’expérience, de la compétence et de l’envergure pour pouvoir agir avec sagesse. A fortiori, s’il assume le destin de toute une nation ; notre souci fondamental est de construire une nation capable de vivre au rythme de son siècle, en lui insufflant le dynamisme nécessaire et en lui donnant les moyens de progresser. Mais tant que les conditions ne sont pas remplies, instituer un régime de démocratie absolue serait hasardeux. Cela reviendrait à confier la construction d’une maison à un profane qui ignore tout de la technique du bâtiment et de l’architecture …

La responsabilité du pouvoir est une affaire trop grave pour être livrée à des individus sans compétence ni expérience. Pour prétendre à la direction d’une nation, un minimum de connaissance théorique et d’envergure intellectuelle est nécessaire. L’homme d’Etat doit faire preuve de discernement et se montrer capable d’agir dans le sens d’intérêt général. Il doit savoir dominer les problèmes et prévenir, par une démarche prospective, les conséquences de ses décisions…

Pour préparer l’avenir, il faut créer les conditions de la démocratie authentique, en élevant le niveau du peuple, notamment les cadres, et en développant leur conscience politique. A la tête de chaque institution et de chaque organisation, des hommes d’envergure doivent être placés. Partout les responsables doivent être placés. Partout les responsables doivent être à la hauteur de leurs responsabilités. Ainsi, la nation sera-t-elle à l’abri de l’aventure et des convulsions. L’anarchie ne s’installe dans un pays que si les cadres supérieurs sont divisés. Aussi, l’éducation politique et civique, qui fut et demeure le principe fondamental de mon combat, concerne-t-elle l’ensemble du peuple.

Si le civisme et la maturité sont l’apanage de la majorité, la loi du grand nombre agira dans le sens de la démocratie. La promotion de l’homme est le fondement d’une démocratie authentique, car elle assure le triomphe du bon sens et de la raison, mettant en échec quiconque prétendrait de la démagogie …

Le problème de la démocratie dans les pays du Tiers-Monde mérite de plus amples développements. L’essentiel, c’est d’avoir continuellement présent à l’esprit que la promotion de la démocratie doit se faire progressivement, sans précipitation ni démagogie, car la démocratie implique responsabilité. 

Sans responsabilité, la démocratie engendre des abus, source de régression. 

Ainsi, notre souci majeur est-il de préparer l’avènement de la démocratie, en développant chez tous les citoyens les vertus de probité et d’altruisme. 

Lire aussi : 


Bourguiba ce grand homme méconnu par son peuple et méprisé par les arabes


Hommage à Bourguiba, par Raja Farhat



dimanche 7 mai 2017

Macron est donc élu et bien élu.



" LE PRINTEMPS FRANCAIS " !

Les tunisiens ont initié le "printemps arabe" et le dégagisme ... et semblent en panne depuis que les Frères musulmans se sont invités dans leur révolution !

Macron est en train de réaliser "le printemps français " pacifiquement et démocratiquement ; sans verser une seule goutte de sang !
Il a su saisir la grogne générale des français déçus de leurs responsables politiques ;
Il a vu et compris pourquoi les réformes sont toujours remises aux calendes grecques ...
Par son audace, il fait table rase de tous les systèmes archaïques de la cinquième république :
- les partis traditionnels implosent : PS, LR, 
les partis extrémistes se divisent : FN ...
- leurs leaders sont "dégagés" ... ou en cours de l'être,
- les cartes "politiques" sont rebattues,
- les parlementaires seront remplacés, et
- c'en sera fini de leurs privilèges et de leur népotisme ....

Une véritable révolution, inédite !

PS : Les partisans de l'ancien système, n'ont encore rien compris au changement voulu par les français.

R.B

La France prend un coup de jeune dont elle avait bien besoin !
Ceci dit, tout commence et d'abord la nécessité d'une majorité cohérente.
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Qui peut penser que, dans l'état du pays et du monde, la France peut se payer le luxe d'un Président bloqué par une absence de majorité ?

Ceux qui pensent cela et qui souhaitent cela, sont des inconscients et veulent un pays qui stagne encore pendant un quinquennat, cinq ans de perdu !

Je pense que les français seront plus intelligents et se diront qu'il faut absolument que ce Président puisse mener sa politique.

J'ai constaté, hier au cours des débats, que beaucoup étaient encore dans les vieux logiciels. J'ai été particulièrement choqué par les positions de François Baroin à droite et de Najat Vallaud Belkacem à gauche :

- François Baroin nous dit "il faut une droite forte qui empêche Macron de faire sa politique" !
Quelle est sa droite forte ? Est-elle contre la libéralisation du travail que veut Macron, est-elle contre la baisse de l'impôt sur les sociétés ? Que veut-elle en réalité ? Veut-elle être une droite pour qui la sécurité est un chiffon rouge, l'identité française un fanion ? Veut-il M. Baroin une droite qui ne veut aucune protection sociale ?
En réalité, sauf à confondre cette droite avec l'extrême droite, je ne vois pas ce qui dans le programme de Macron devrait en faire une opposition !
- Quant à Najat Vallaud Belkacem elle nous parle du parti socialiste qui doit avoir toute sa place bien à part de Macron.
Mais de quel parti nous parle-t-elle ? De celui des frondeurs, de celui de Hamon ?
- Quant à Jean Luc Melenchon, il était dans la continuité de sa position : tout ce qui peut entraver un progrès quelconque, ne trouve pas grâce à ses yeux qui ne veut que la "révolution".


Les partis qui, par petites considérations d'appareils, de politique politicienne feront en sorte de mettre un obstacle à cette tentative nouvelle assez originale en France de faire de la politique autrement, prendront aux yeux de l'histoire une responsabilité importante.

mercredi 3 mai 2017

LE FN SURFE SUR LA COLERE DES GENS ...

Cas d'un couple mixte : lui tunisien et elle française.

Ce couple a vécu en Tunisie heureux durant une quinzaine d'années et semblait bien intégré. La française appréciait le pays et ses habitants pour leur gentillesse et leur hospitalité.

Arrive la révolution de 2011, dite "du jasmin", et avec elle les Frères musulmans.

Du jour au lendemain, l'atmosphère a changé, le paysage s'obscurcit par des tenues sombres et enveloppantes, inédites en Tunisie jusqu'alors !

Les relations de voisinage du couple commençaient à se dégrader : changement de comportement des voisins et des parents proches, vis à vis du couple.

La bigoterie se développe dans les quartiers et dans les villes; et les mosquées poussent comme des champignons.
Le calme du quartier est régulièrement rompu par des appels à la prières, diffusés par des hautparleurs aux décibels poussés à leur maximum ; et ce, dès l'aube !
Dans leur quartier, ils ont vu du jour au lendemain s'installer trois mosquées avec chacune son minaret, lui-même affublé de quatre hautparleurs.

Le couple qui a vécu en parfaite intelligence avec son voisinage, s'est vu montré du doigt. Des remarques désobligeantes fusaient çà et là. Certains poussant leurs réflexions désagréables jusqu'à conseiller au mari de divorcer de la "roumia" car elle ne s'est toujours pas convertie à l'islam.

La femme subissait de plus en plus des quolibets de la part même de la parentèle proche du mari et de leurs amis, dont bons nombres de femmes se sont crues obligées de se déguiser sous la pression sociale des nouveaux convertis au wahhabismes en portant foulard, voile et burqa.

Lors de leur sortie en ville, pour se faire "un bon restaurant", le couple était souvent regardé bizarrement par certains serveurs, qui refusent jusqu'à leur servir du vin.

Le mari se voulant rassurant, expliquait à sa femme que le wahhabisme introduit par les Frères musulmans, finira tôt ou tard par être rejeté par les tunisiens car il ne correspond pas à leur identité façonnée par le malékisme et le soufisme ancestraux.

Mais en attendant et ne croyant pas trop son mari, elle a pris peur de ce changement où une agressivité indicible flotte dans l'air partout où elle va; et des regards inquisiteurs la transpercent.
Sa peur a doublé quand le terrorisme se développait en Tunisie et ce pays connu pour son pacifisme, est devenu premier exportateur de terroristes dans le monde, depuis que les Frères musulmans dominent le pouvoir !

Elle a fini par convaincre son mari de rentrer en France !

Une surprise désagréable l'attendait en France : la banlieue où le couple s'est installé, est investie de barbus et de femmes fantômes ! C'en était trop !

En colère, elle a décidé de lutter contre le wahhabisme, ce mal du siècle qui ronge toutes les sociétés et qui ne connaît pas de frontière.

C'est pourquoi, profitant des élections présidentielles, elle a décidé de choisir le candidat qui propose dans son programme, de lutter contre le wahhabisme.
A son grand étonnement, parmi les candidats, rare sont ceux qui font le lien entre le terrorisme et le wahhabisme.

Son choix s'est porté sur François Fillon, le seul à avoir nommé les choses par leur nom : le wahhabisme, les Frères musulmans, le Qatar et les Ibn Saoud, responsables du terrorisme en France ! Malheureusement il a été éliminé dés le premier tour.

Alors elle hésite pour le second tour, entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Sur le plan sécuritaire avec lutte contre les islamistes, elle serait tentée par le FN, mais par ailleurs elle est consciente que le reste de son programme est néfaste pour le pays. Elle regrette que Macron ne donne pas plus de précision sur cette question et ne nomme pas clairement les chose, comme s'il ignorait le lien entre le terrorisme et le wahhabisme qui le fonde !

Espérons que sa colére ne sera pas mauvaise conseillére et qu'elle ne tombera pas dans le piége du FN, qui surfe sur les peurs des gens.

Rachid Barnat

LES ELECTEURS DU FN FERONT-ILS LA MÊME ERREUR QUE CEUX QUI ONT VOTE POUR LES FRERES MUSULMANS EN TUNISIE ?

40 à 60 % des électeurs de Le Pen sont des ouvriers. Vont-ils scier la branche sur laquelle ils sont assis ? Car la mesure phare des Le Pen, est la sortie de l'UE et de l'Euro. Sorties qui entraîneront une récession dont ils seront les premières victimes : baisse du pouvoir d'achat, licenciement, chômage ...

Erreur déjà commise par les électeurs de Ghannouchi en Tunisie, composé essentiellement d'ouvriers et d'employés ! Ils ont voté massivement pour les Frères musulmans qui ont fait fuir les investisseurs et les touristes qui faisaient tourner l'industrie du tourisme qui les faisait vivre ! A Jerba berceau du tourisme tunisien, plus de 80 % ont voté pour Ghannouchi !

Et depuis sa prise du pouvoir, les touristes ont déserté la Tunisie et beaucoup d'hôtels tournent au ralenti s'ils n'ont pas mis la clef sous la porte. Et voilà comment le chômage a fait un bond en avant, laissant sur le carreau des hôteliers et autres chauffeurs de taxi qui gagnaient leur pain grâce aux touristes !

Mais on ne peut à la fois avoir le beurre et l'argent du beurre ! Il faut assumer ses choix politiques !!

Les ouvriers français feront ils la même bêtise ? Car en cas de récession, leurs patrons ralentiront leur production ou seront obligés de fermer leurs entreprises ! Et ce seront eux qui en souffriront en premier ; et bien plus que leurs patrons !

Or la mesure phare des Le Pen devient son talon d'Achille :
- sa sortie de l'Euro inquiète ceux qui ont des économies qui perdront de leur valeur avec le Franc !
- comme elle inquiété les investisseurs, qui ne pourront plus exporter puisqu'ils seront soumis aux mêmes taxes dans les pays de l'UE, qu'envisage d'instaurer le FN conformément à sa politique protectionniste ;
- inquiétude qui a poussé Le Pen, par populisme et par pur électoralisme, à revenir sur cette mesure pourtant martelée depuis le début de l'Euro par le père Le Pen puis par sa fille ... qui tente de l'édulcorer, en proposant la coexistence de deux monnaies : le Franc pour l'intérieur et l'Euro pour l’extérieur ;
- or Le Pen elle-même, reconnaît que son programme dépend à 70 % de la sortie de l'UE !

Ce qui veut dire qu'elle ne pourra pas appliquer toutes les résolutions "souverainistes" et populistes qui dépendent de cette sortie !

Voilà où mène la démagogie !

Et voilà comment les nantis comme Le Pen, Ghannouchi et Trump se font élire par les pauvres qui les croient quand ils leur disent vouloir les protéger !

Rachid Barnat

dimanche 30 avril 2017

Une défaite de la pensée

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Une honte !

Que des citoyens votent pour le FN je n'ai rien à dire. C'est leur choix. 
Je le crois très mauvais et pour les libertés et pour l'économie mais encore une fois c'est leur liberté. Malheureusement la démocratie permet cela.
Sur les dangers il n'y a pas à remonter aux élections qui ont porté les adorateurs d’Hitler au pouvoir (on a vu ce qu'il a fait une fois élu !) ; puisqu'il y a à peine quelques semaines, les turcs ont démocratiquement mis fin à la démocratie !

Les pays ont les majorités et les hommes politiques qu'ils méritent.

Par contre ce que je trouve scandaleux, choquant, honteux, inacceptable c'est que le FN et quelques-uns qui s'y rallient, se déclarent pro-européens et gaullistes ! 
On touche, ici, le fond de la démagogie la plus odieuse et qui devrait interpeller les partisans de la droite extrême.
Se dire européenne comme Marine Le Pen a l'audace de le prétende meeting après meeting, alors que toute sa propagande politique est en réalité une attaque délibérée, forte, permanente contre l’Europe qui serait, selon elle, la responsable de tous nos maux, est une tromperie grossière. Je ne comprends pas que certains s'y laissent prendre.
Maintenant se prétendre gaulliste et faire admettre cette idée à une Marie France Garraud et à un Dupont-Aignan, me laisse perplexe.

Voilà un parti dont l'histoire s'est clairement déterminée sur les anciens collaborateurs, les anciens admirateurs de Pétain, dont les dirigeants et, encore récemment, ont tenu des propos révisionnistes, qui n'ont pas hésité à utiliser les bases de la propagande anti-juif contre Macron banquier au cigare et au nez crochu, qui en 1960 était le réceptacle des OAS et de tous les nostalgiques de l’Algérie française, dont le Président a torturé en Algérie, qui a fait de la xénophobie, de la haine de l'étranger sa base politique .... et on voudrait  nous dire qu'il est compatible avec le Gaullisme !

Le ralliement de certains gaullistes, les "pudeurs de gazelle" de certains électeurs et dirigeants de la campagne de Fillon, sont un naufrage de la pensée. Et comme l'a dit avec clarté François Bayrou mais aussi Alain Juppé et beaucoup d'autres, est une honte.

Le ralliement de Dupont-Aignan à Marine Le Pen, est une défaite de la pensée. Il suffit de reprendre ce qu'il disait, il y a encore quelques mois, du FN pour s'en rendre compte.

Alain Duhamel démontre clairement que le positionnement de Dupont-Aignan et de Le Pen est de la pure démagogie, un attrape couillon énorme. En effet, comme ils savent que les français sont majoritairement contre la sortie de l'Euro, dans le "document" programmatique la sortie de l'Euro est mise entre parenthèse. Mais ce qu'ils oublient de dire à leurs électeurs, c'est que dans ce cas TOUT le programme de Le Pen est tout simplement impossible : la préférence nationale et les taxes aux frontières, tous deux étant contraire au droit de la zone Euro !

Ils se moquent de leurs électeurs et jouent sur leur ignorance car eux ne peuvent pas ne pas savoir. 

mardi 25 avril 2017

Victoire de Macron

Jean Pierre Ryf


Emmanuel Macron est donc arrivé en tête et il est très probable qu'il sera le prochain Président de la République.

En ce qui me concerne, je m'en réjouis car avec cette élection c'est une clarification sans précédent du paysage politique français qui était devenu, au fil des années complètement incompréhensible et donc dangereux.

En ce qui concerne le parti socialiste il fallait être aveugle pour ne pas constater qu'il s'agissait d'un parti fourretout ; et qui depuis François Mitterrand et son congrès d'Epinay, essayait avec plus ou moins de succès d'unir des positions en réalité incompatibles.

Ma thèse en ce qui concerne le parti socialiste était qu'il avait atteint en grande partie ses objectifs fondamentaux et qu'il lui était difficile, sauf à être dans la posture, de proposer des choses très nouvelles.

Le quinquennat de François Hollande a fait éclater cette prétendue unité des gauches en mettant clairement la focale sur :
-      d'une part une gauche réformiste, admettant comme absolument inévitable la liberté en économie, voulant simplement permettre de la redistribution de la richesse créée et ouverte sur le plan des questions sociétales et,
-      d'autre part, une gauche "révolutionnaire" refusant dans le fond la liberté économique pour prétendre à une sorte d'économie dirigée ou, en tous cas, tellement contrainte, qu'elle serait vouée à l'impuissance.

Ces deux gauches ne pouvaient, sauf hypocrisie totale, demeurer plus longtemps unies.

Dès lors les frondeurs, les écolos gauchistes ne pouvaient demeurer lier à des gens qui acceptaient le libéralisme.

L'apport considérable de Macron, c'est d'avoir en quittant les appareils, mis un terme à ces "unions de la gauche", à ces "gauches plurielles" qui étaient des tromperies et qui ont entraînées, années après années des déceptions grandissantes.

Mon reproche à Hollande et à Vals c'est qu'ils n'ont pas eu le courage de porter le fer et de dire clairement les choses en laissant entendre que l'on pouvait encore "unir" les gauches. Voilà où cela les a menés.

Quant à la droite elle a aussi volé en éclat entre une droite dure, pas très éloignée en réalité du Front National et une droite humaniste soucieuse de justice et d'ouverture.

Dès lors tout sera désormais beaucoup plus clair :

- D'un côté tout ceux à droite et à gauche qui acceptent le libéralisme en matière économique, seul système capable de vraiment créer de la richesse mais qui veulent aussi un pouvoir juste et une redistribution des fruits de la richesse créée.
- De l'autre à droite, les extrêmes, qui certes veulent du libéralisme économique mais sans régulation et sans justice et qui sur le plan sociétal sont dans la régression, dans le soutient des veilles valeurs dépassées qui sont pour une identité étriquée et fantasmée.
- Enfin la gauche extrême qui lutte contre le libéralisme et qui voudrait instaurer une économie régentée, c'est à dire une économie qui n'a jamais dans l'histoire réussi et qui a vite vu venir les dictatures et la pauvreté.

Je pense donc que ces nouveaux clivages vont avoir une longue vie et une grande efficacité et ce ne sera pas le moindre mérite d'Emmanuel Macron.


dimanche 23 avril 2017

LES NEO-JIHADISTES : LA FRANCE FERA-T-ELLE LA MÊME ERREUR QUE LA TUNISIE ?

Article paru dans : Agoravox

Depuis que le jihadisme s'est invité en Europe, les médias semblent découvrir le terrorisme islamiste ; alors que les responsables politiques de gauche comme de droite n'ont cessé de l'instrumentaliser chez les "arabes", en suivant leurs homologues américains dans leur politique "arabe" !

Le plus curieux est qu'après chaque attentat, des journalistes et des spécialistes de toutes sortes, viennent nous "décrypter" le profil du terroriste : un loup solitaire, un psychopathe, un ancien détenu radicalisé en prison, un radicalisé "express" ....

Et tous de s'étonner qu'il s’agisse souvent d'un voyou, non pratiquant, sans foi ni loi, buveur d'alcool, noceur ... mais qui a commis son acte au nom d'Allah ou pour venger le prophète Mohamed ; et chez qui la police a "trouvé" un coran, que son ordinateur dévoile les sites islamistes qu'il consulte, et que son téléphone portable révèle que parmi ses contacts, il se trouve des islamistes radicalisés ...
Ils s'étonnent que le terroriste n'ait pas le profil du "religieux", qu'il ne soit pas bien imprégné de sa "religion". Il leur paraît curieux qu'il s'agisse d'individu ignorant souvent tout de la doctrine qu'il sert !

Se demandaient-ils, si les terroristes des Brigades Rouges ou ceux de la Bande à Baader ... maîtrisaient la doctrine communiste et lisaient Karl Marx ?

Il ne leur vient pas à l'idée qu'il suffise à un individu d'une "rencontre", parfois d'un "discours" pour libérer ses instincts meurtriers ...
En l'occurrence, il suffit que l'apprenti jihadiste/terroriste entende un prédicateur ou un pseudo imam lui dire que voler, violer, dealer, tuer ... un mécréant, est "halal" (licite); pour valoriser toutes ses mauvaises actions, pour lesquelles la Justice le condamnait, jusque-là !
Quand on sait la haine qu'il voue aux policiers, qui lui "empoisonnent" la vie et qu'il se verrait bien les "buter"; et qu'il entende des islamistes les assimiler au "taghouth" (tyran) et appellent à leur élimination physique, rendant licite leur mort ... comment s'étonner dés lors du passage à l'acte chez un tel individu, du moment que des "religieux" le recommandent et dont il a déjà la "bénédiction", au motif que cela "plaise" à Allah ?

Et si se tuer, en entrainant dans sa mort mécréants et "taghouth" (ou les forces de l'ordre qui le représentent), lui fait gagner le paradis ; avec en prime 72 houris qui l'attendent, "régime" réservé uniquement aux martyrs ... il y a des abrutis qui franchissent le pas !

Voilà comment d'un voyou, les islamistes font kamikaze qui aspire au statut de martyr !

Pas besoin d'en savoir plus sur la "religion". Il suffit de quelques "explications" et de récitation de certains versets du coran assortis de quelques "hadiths" (citation du prophète Mohamed) de la part d'un islamiste pour manipuler de tels individus incultes !!

Il ne sert à rien de courir après les endoctrinés individuellement si l'Etat ne poursuit pas ceux qui les endoctrinent au wahhabisme et les haranguent de leurs discours de haine !
Combien de morts faudra-t-il en France pour que les responsables politiques prennent les bonnes résolutions et neutralisent le terrorisme à sa source.

La France fera-t-elle la même erreur que la Tunisie où les mosquées poussent comme des champignons et le nombre de prédicateurs et pseudo-imams, augmente de façon exponentielle ? Pays livré aux prédicateurs d'Arabie, envoyés par les pétromonarques pour accélérer la reconversion de la société tunisienne au wahhabisme.
Cela a commencé sous le gouvernement de la troïka que dominait les Frères musulmans et se poursuit sous gouvernement de Nidaa Tounes que domine aussi la confrérie de Ghannouchi !

C'est pourquoi la véritable guerre contre le terrorisme doit se faire en amont du candidat au " jihad ". 
Il faut lutter par tous les moyens contre la diffusion du wahhabisme, doctrine qui fonde tous les islamismes.
Il faut interdire tout parti ou association d'islamiste, Frères musulmans compris. 
Il faut contrôler le financement des centres "culturels" et cultuels, financés souvent par des pétromonarques. 
Il faut interdire l'accès aux satellites, aux médias qui font du prosélytisme au wahhabisme. 
Il faut contrôler les réseaux sociaux et interdire les sites islamistes comme cela est fait pour certains sites pédophiles.  

Pour cela il faut une réelle volonté politique pour tarir le terrorisme à sa source ! 
Le reste n'est que gesticulations ... à moins que ce ne soit une connivence entre hommes politiques et Frères musulmans, dans un but électoraliste !


Rachid Barnat