mardi 22 mai 2018

L'ISLAM DE FRANCE .... SE WAHHABISE !

Emmanuel MACRON veut un Islam de France
C'est bien ! Mais lequel ?
- Celui de ses anciennes colonies fait de malékisme et de soufisme ; ou
- Celui importé par les pétromonarques et diffusé par les Frères musulmans, ce wahhabisme totalement étranger aux anciennes colonies françaises et qui fonde tous les islamismes et leur terrorisme !

Les responsables politiques français sont enfin d’accord de soustraire le contrôle de l’islam de France par des pays étrangers : Algérie, Maroc, Turquie, Qatar, Ibn Saoud… qui le financent et "l’animent" par l’envoi de leurs imams et de leurs prédicateurs.

Ils ont décidé d’interdire le financement par ces pays étrangers, d’interdire leurs imams et leurs prédicateurs de venir officier en France …
Ils ont convenu de former des imams de France  issus de la population française, dans des universités françaises !

Or les prédécesseurs de Macron n’ont rien trouvé de mieux pour former les imams de France pour un islam de France, que de confier cette tâche aux Ibn Saoud !

Autrement dit, c'est la poursuite assurée de l'islamisation de la France en officialisant le wahhabisme qui fonde tous les islamismes, qui remplacera l'islam traditionnel de France, celui de ses anciennes colonies fait de Malékisme et de soufisme, essentiellement !


Quand on sait que l'islamisme produit la violence et le terrorisme, on se demande si les responsables politiques français ne sont pas naïfs et aveugles pour admettre de lutter avec les Ibn Saoud contre le terrorisme.

Ainsi les Ibn Saoud se retrouvent dans la position du pompier pyromane ... avec délectation ; puisqu'ils se foutent du monde !

Gerard Collomb, ministre de l’intérieur et du culte, confirme que Macron est toujours sur cette ligne !
Alors Jean Jacques Bourdin lui demande si l'islam de France sera le wahhabisme; puisque ce sont les Ibn Saoud qui forment les imams français …. 
Et le ministre interloqué, reconnaît qu’il faut revoir cette formation !

Ce qui prouve qu’un an après l'arrivée au pouvoir de Macron, et bien qu'il ne se soit jamais prononcé sur le wahhabisme qui fonde tous les islamismes ; sa politique vis-à-vis des pétromonarques n’a pas changée et qu’il ne touchera pas à leur pré carré en France !

Donc Emmanuel Macron poursuit la politique de ces prédécesseurs en la matière !


Bonjour les dégâts ! Bienheureux Frères musulmans !! Ils surfent sur la duplicité entre les présidents français et les pétromonarques. Il ne faut pas s'étonner dés lors, qu'ils s'infiltrent dans les rouages de l'Etat et ses institutions; et que la présidente de l'UNEF soit une de leur recrue.

Les Français vont pouvoir apprécier l'islamisme modéré des Frères musulmans tant vanté par leurs responsables politiques, de droite comme de gauche: et qui semble convenir à Emmanuel Macron !

Rachid Barnat


PS : En Belgique c'est pire, le roi des Belges a concédé un terrain aux Ibn Saoud pour construire un centre cultuel & culturel en leur remettant la clef et la gestion du centre autrement en leur laissant le champ libre de diffuser leur wahhabisme parmi les musulmans belges !
Pourquoi s'étonner alors de l’existence d'un Molenbeek ? Et bientôt d'autres "Molenbeek" un peu partout en Europe et en France aussi !

jeudi 17 mai 2018

Vous avez dit antisémitisme musulman ?

L'antisémitisme antijuif a traversé l'histoire des deux religions monothéistes qui sont apparues après le judaïsme. Dans le christianisme, pour raison de peuplé déicide responsable de la mort de Jésus. Dans l’islam, pour raison de trahison des juifs du prophète Mohammad quand les tribus juives de Yathrib, actuelle Médine, ont rompu le pacte qu’il avait avec elles ; ce que de nombreuses sourates relatent et dans lesquelles Allah leur promet les pires châtiments.

Cependant le regain d’antisémitisme en Europe comme dans les pays dits arabo-musulmans, concordent avec deux phénomènes nouveaux : Le sionisme et l’islamisme, deux entités qui ont pris en otage leur religion respective et les pratiquants de ces religions. 

En France, le CRIF par sa politique de soutien inconditionnel à la politique expantionniste des gouvernements sionistes d’Israël; et les Frères musulmans dont on sait l'admiration que vouait Hassan Al Banna à Hitler dont il s'est beaucoup inspiré pour créer son parti politique, représenté par l'UOIF dirigée en sous main par Tariq Ramadan petit fils du fondateur de ce parti. 

Le reste découle de l'activisme de ces deux entités : le CRIF soutient de plus en plus ouvertement la politique d'occupation et de colonisation de la Palestine, et les Frères musulmans en profitent pour instrumentaliser la "cause palestinienne", dont on sait qu'ils n'en ont rien à foutre ... à commencer par leur sponsor l'émir du Qatar qui entretient d'excellentes relations avec Israël ! 
Quant aux chefs "arabes" en manque de légitimité, ils exploitent eux aussi la "cause palestinienne" comme dérivatif de la colère contenue des peuples contre la dictature. 

R.B
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Antisémitisme musulman

Le manifeste des trois cents sur le nouvel antisémitisme a quelque peu agité Landerneau. Il fallait s’y attendre. Certes, on a un peu moins entendu les formules automatiques habituelles, « islamophobie », « racisme », « faire le jeu du Front national », « ne pas stigmatiser ». Ça devient un peu usé, et il faut croire que passé un certain stade d’évidence, le déni systématique, c’est un peu gros, il faut trouver autre chose. Mais on a bien sûr employé tous les arguments possibles pour noyer le poisson : « et l’extrême droite, alors ? », « les musulmans aussi sont victimes », « il y a des juifs islamophobes », etc. Le classique « c’est pas moi, m’sieur, c’est lui » du cancre persécuteur de son camarade qu’on prend la main dans le sac.
 
Lorsque j’étais étudiant, à la fin des années 70, l’antisémitisme nous paraissait un truc de martiens. Qui pouvait être antisémite après 1945 ? Quelques vieux pétainistes rancis, et c’est tout. Par ailleurs, le racisme était réservé aux Dupont-Lajoie à moustaches que nous vomissions, et il ne fallait pas toucher à nos potes arabes ou maliens. Les problèmes de « race », de couleur, de religion n’existaient pas pour nous, c’étaient à la rigueur des survivances locales d’un monde périmé, ça ne nous concernait pas.
 
Et puis il est apparu progressivement que le racisme, l’antisémitisme, l’intolérance religieuse et la soumission des femmes étaient de retour. Non ! Pas croyable ! On revient au moyen-âge, ou quoi ? Et surtout, plus gênant, ils revenaient par où on ne les attendait pas : ces populations immigrées que nous considérions comme nos alliées évidentes dans la marche glorieuse vers l’égalité et le progrès. Ah zut ! ça alors : nos amis musulmans, des fanatiques religieux, antisémites, racistes, oppresseurs des femmes ? Non, non, pas possible, c’est encore une manœuvre de la droite, habile à diviser le camp du progrès. On monte des exceptions en épingle, on stigmatise une population innocente, on fait le jeu de Le Pen.
Pourtant, pourtant, les faits étaient têtus, répétitifs, obsédants. Que faire ? Que penser ?
 
En gros, deux attitudes ont commencé à se dessiner : Ceux qui ne pouvaient pas renoncer à la pureté de leurs idéaux, et qui ont préféré ne pas voir, ne pas entendre. Ceux qui ont tenté d’intégrer l’information, aussi difficile que cela ait pu être.
 
En France, lorsque se pose un massif problème de culture, de société, de politique, qui perturbe certaines conceptions, le déni est la règle. Circulez, y’a rien à voir. Cachez ce sein que je ne saurais voir. Nous sommes des Tartufes intellectuels.

Mais quelle dose d’aveuglement volontaire faut-il pour ne pas voir ?

Si on ne voit pas, si on ne formule pas le problème, comment veut-on le résoudre ?

Il ne faut tout même pas être un grand théoricien de la politique pour pouvoir admettre que les victimes d’un système trouvent souvent le moyen de devenir elles-mêmes des bourreaux, les oppressés, des oppresseurs. Le film Yol le montrait éloquemment, c’était en 1982, pas en 2018, et par un Turc, Yilmaz Güney, pas par Alain Finkielkraut.
  
Lorsque des collégiens en France refusent l’enseignement de la Shoah, parce qu’ils sont arabes et musulmans, que faut-il penser ?

Lorsqu’une amie juive qui en a marre d’être harcelée dans le bus par des jeunes « issus de l’immigration » décide de quitter la France, que dois-je penser ?

Lorsque des gamins juifs se font régulièrement traiter de « sales juifs » par des jeunes « issus de l’immigration », que devons-nous penser ?  

Que devons-nous penser des agressions de juifs en kippa dans la rue, des enfants juifs tabassés, des meurtres d’Ilan Halimi, Mireille Knoll, Sarah Halimi ?

Que devons-nous penser de l’attentat de la rue des Rosiers, du massacre de gamins d’une école juive aux cris d’Allahou akbar, du carnage de l’hypercasher, de l’attaque du musée juif de Bruxelles par un musulman français ?

Et je ne parle que de la France. Dans les pays arabes, ou non arabes mais musulmans, comme l’Iran et le Pakistan, l’antisémitisme est une donnée massive, un trait culturel parfaitement intégré. Je ne remonterai pas aux accointances du grand mufti de Jérusalem avec Hitler, avant même l’existence d’Israël. 

Mais lorsqu’une amie qui enseignait l’histoire en Algérie me disait que ses élèves regrettaient ouvertement que Hitler n’ait pas tué plus de juifs, que devais-je penser ? Et c’était il y a plus de trente ans.

Mais le négationnisme assumé des dirigeants iraniens ?  Mais la circulation du Protocole des sages de Sion, un faux antisémite destiné à accréditer l’existence d’un complot juif mondial, dans les pays arabo-musulmans, jusqu’à être exposé à la bibliothèque d’Alexandrie comme un exemple de la culture juive ?
Mais les ouvrages de Boualem Sansal qui montrent l’antisémitisme quotidien au Maghreb ? Mais L’Arabe du futur, où Riyad Sattouf raconte ses souvenirs d’enfance en Libye et en Syrie, où « sale juif » est une insulte courante, et le juif une figure honnie, repoussante ? Ce sont des œuvres de propagande lepéniste ?

Et donc, parce que les Allemands étaient vaincus et misérables en 1925, on n’avait pas le droit de dire qu’ils étaient antisémites ? Ou alors il fallait tout de suite ajouter que tous ne l’étaient pas, et qu’il y en avait aussi en France et en Pologne ?

Que faut-il penser de tout ça, MM les recteurs de mosquée, MM Pascal Boniface, Michel Wieviorka, Edwy Plenel, Alain Gresh, Alain Badiou ?

Rien ?  Ça n’existe pas ? Pure imagination, faux problème ?

Bon, OK. Mettons que je n’ai rien dit.   


Lire : Évangiles et Coran antisémites ?  "La demande d’expurger les textes est irrecevable" - Depuis le Moyen Age, ce sont des chrétiens qui ont persécuté les juifs en Europe. Ils ont promu l’antijudaïsme, intolérance religieuse déjà virulente en France sous Saint Louis, et l’ont fait évoluer en antisémitisme, c’est-à-dire en racisme, à la fin du XIXe siècle. La destruction des juifs d’Europe est le fait d’un peuple entièrement christianisé, protestants et catholiques confondus. Résultat : six millions de morts.



LES EXTRÉMISTES RELIGIEUX MÈNENT LE MONDE VERS L'APOCALYPSE !

Article paru dans :
Kapitalis
Agoravox

Israël fête ses 70 ans et les palestiniens commémorent leur nakba (Catastrophe) ! Pour marquer le coup, Nétanyahu officialise l'annexion de Jérusalem Est capitale des Palestiniens ! Et comme cadeau d'anniversaire, Trump lui offre le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem Est, confirmant cette nouvelle annexion au mépris du droit international ! Encore un coup de force des sionistes au pouvoir en Israël et encore des morts par centaines parmi les Palestiniens toujours sous le statut de réfugiés qui manifestent pour réclamer leur droit au retour promis par l'ONU !

Après avoir annexé de force des territoires palestiniens et colonisé ce qu'il en reste, les sionistes viennent de concrétiser ce à quoi ils tenaient depuis la création de l'Etat d’Israël en 1948 : l'annexion pure et simple de Jérusalem ! Trump se moquant du monde, espère que "ce coup" permettra la relance des négociations de paix entre palestiniens et israéliens ! Trump nargue le monde entier et passe outre le droit international alors que les américains veulent imposer son respect aux autres : Iran, Iraq ....
Quelle sera la prochaine annexion ? Le plateau du Golan, en territoire syrien occupé ? 

Il faut rappeler que Nétanyahu, étudiant, avait soutenu une thèse dans laquelle il exposait sa stratégie pour reconstituer le Grand Israël. Depuis qu'il est chef du gouvernement sioniste, il n'a fait qu'appliquer ce qu'il avait théorisé. Il est clair que son intention ne s'arrêtera pas à l'annexion de Jérusalem Est !

Certains, soutenant les sionistes, nous expliquent qu'il est normal que les juifs reprennent la Terre que leur avait promise Dieu ! Evidemment si on remonte au déluge, les histoires de tous les peuples sont à réécrire ! Et à commencer pas celle des indiens d'Amérique comme celle des aborigènes d'Australie qui pourraient prendre exemple sur les sionistes pour reprendre leurs terres.

Or la thèse des sionistes est que le droit divin est au-dessus de celui des humains. Et comme la terre d’Israël leur était promise par Dieu, il leur fallait par tous les moyens la reprendre. Et quand on sait que les lois divines sont fabriquées par les hommes, on peut être certain que la politique n'est jamais trop loin ! 

La chance de Netanyahu, c'est l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, cet idiot utile à sa politique de colonisation. Car si jusque-là tout le monde savait que les américains tenaient le rôle de juge et d'arbitre dans le conflit israélo-palestinien avec une  position pro-israélienne qui ne dit pas son nom; Trump, lui, a le mérité d'officialiser la préférence de l'administration américaine pour Israël. D'autant que son coup de pouce pour Netanyahu n'est pas gratuit; puisqu'il en récupère un bénéfice auprès de son électorat de la droite religieuse, populisme oblige !

Droite religieuse qui soutient les sionistes bien qu'elle soit raciste et antisémite (anti-juifs  et anti-musulmans), juste pour que l'Apocalypse prévue dans la Bible, advienne; et qu'enfin le Messie arrive ! Si la droite religieuse américaine considère les sionistes comme leurs idiots utiles pour accomplir les prophéties bibliques; les sionistes, eux, trouvent dans ces religieux, les parfaits idiots utiles pour l'accomplissement de leur projet politique ! 
Ce qu'a parfaitement bien compris Netanyahu qui exploite le filon au maximum en mobilisant les juifs américains pro-sionistes d'une part et les évangélistes américains; les  deux ayant le même objectif celui de la reconstitution du Grand Israël biblique. Les deux pesant leur poids électoral, ils mènent par le bout du nez le président des EU ! 

Il est probable que Netanyahu méprise cette droite raciste pour son antisémitisme affiché antijuif mais il doit en apprécier l'antisémitisme anti-musulman qui le sert politiquement pour chasser les palestiniens de la Palestine ou ce qu'il en reste; du moins ceux de confession musulmane !

Le comble est que Trump pousse l'hypocrisie jusqu'à dire que ce nouveau coup de force, est un pas vers la paix ! 

Elle est belle la démocratie quand elle est abandonnée aux extrémistes religieux !
Qui peut encore croire au droit international ? Sûrement pas les peuples dits "arabo-musulmans" et encore moins les Palestiniens.

Voilà pourquoi il faut dénoncer les extrémismes religieux qu'il soient sioniste ou islamiste, car les deux prétendent mettre les lois divines au-dessus de celles des hommes !

Rachid Barnat

PS Cette droite religieuse n'est pas à un paradoxe prés : elle a beau être raciste anti-noirs, anti-juifs, anti-musulmans .... elle soutient quand même les Frères musulmans et veut imposer Ghannouchi aux Tunisiens ! Pourquoi ? Pour la simple raison qu'ils partagent avec eux le capitalisme sauvage ! Car "business is business" (les affaires sont les affaires).
Et les Marchands du Temple se comprennent bien dans le domaine où l'argent est roi !

PS : Gare à ceux qui critiqueraient les sionistes, ils seront taxés d'antisémitisme; tout comme les islamistes accuseront d'islamophobie, leurs détracteurs !


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Pourquoi la droite religieuse américaine soutient Israël

Si Donald Trump a décidé de déménager l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, c'est en partie pour plaire aux chrétiens évangéliques, qui rêvent d'accélérer la fin du monde.
Ami de Donald Trump, Robert Jeffress, le pasteur qui a lu ce lundi la prière lors de l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, est un drôle de zig. Selon lui, les défenseurs des droits des homosexuels sont des "militants de la pédophilie" et l’islam est une "hérésie sortie du puits de l’enfer". Et puis, il est convaincu que les juifs qui ne se convertissent pas ne connaîtront pas le salut : logiquement, ils devraient connaître les flammes du châtiment éternel…
Cette dernière conviction du pasteur est conforme avec le récit futuriste de la fin des temps, que de nombreuses églises évangéliques américaines promeuvent depuis une vingtaine d’années et dans laquelle Jérusalem et le peuple juif jouent un rôle central.  
Le paradoxe de la situation actuelle, c’est que si Donald Trump aide tant les Israéliens, ce n’est pas seulement pour plaire à Benjamin Netanyahou. C’est aussi (surtout ?) pour séduire les fondamentalistes chrétiens qui composent une partie de sa base électorale. Des Américains qui prennent la Bible au sens littéral.

Apocalypse

On estime que plus de 80% des blancs fréquentant ces églises évangéliques ont voté Trump. Or, depuis une vingtaine d’année, ces églises défendent bec et ongle Israël. Pas forcément par sympathie pour les Israéliens, mais parce qu’ils préparent le retour du Messie et la fin du monde. Or, dans le scénario que ces églises ont dessiné à partir de l’apocalypse de Saint Jean et d’autres textes (Isaïe, Jérémie, Ezechiel, Daniel, Thessaloniciens, Jean, Mathieu...), le peuple juif doit revenir à Jérusalem, y reconstruire le temple et se battre à mort avec ses voisins.

Pour ces églises évangéliques, les événements actuels au Proche-Orient s'inscrivent dans ce programme prophétique : l'instauration d’un ordre mondial satanique (certains désignent les Nations-unies), le retour du peuple d’Israël à Jérusalem, la chute de Babylone (est-ce Bagdad ? Ou, disent certains, Téhéran ?), la grande bataille contre l’Antéchrist ("Armageddon"), des désastres naturels et au final, l’enlèvement au ciel des bons chrétiens et des juifs convertis ("the rapture").  Commenceront alors les temps paradisiaques, avec Dieu vivant éternellement au milieu des hommes.

Calcul politique

Petit détail qui a son importance : dans ce scénario eschatologique, les deux tiers du peuple d’Israël périssent dans la bataille de l’Armageddon. Et seuls les survivants qui se convertissent échapperont à l'enfer. Autrement dit, ces chrétiens flattent les Israéliens… tout en étant convaincus qu’ils sombreront.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce galimatias a infusé dans une partie de la société américaine. En 2002, un sondage pour "Time" et CNN montrait que 59% des Américains étaient convaincus que les événements annoncés dans l’Apocalypse se dérouleraient bel et bien.

D’où les pressions de cette droite religieuse sur la Maison-Blanche, pour que Trump agisse au Proche-Orient : il s’agit d’accélérer le processus pour hâter la venue du Christ.

Le président n’est pas insensible à ces pressions. La décision de transférer l’ambassade a été prise malgré l’avis négatif de ses propres conseillers diplomatiques.  Son calcul est purement politique. Selon Elizabeth Oldmixon, qui enseigne les sciences politiques à l’Université du nord du Texas, un tiers des Américains des églises évangéliques seraient des fondamentalistes sensibles au sort d’Israël et à son rôle dans la fin des temps. 
Soit environ 15 millions de personnes… 



vendredi 11 mai 2018

Le bigotisme se démocratise dans l'Algérie démocratique



La politique des généraux qui gouvernent l'Algérie, porte ses fruits : pour avoir la paix avec le FIS, ils lui ont abandonné la société algérienne pour la convertir et la soumettre au wahhabisme, en se réservant leur pré carré, la manne d'hydrocarbure !

Et ce qui devait arriver est arrivé, l'Algérie est méconnaissable pour ses propres enfants nostalgiques d'un modèle de société tolérante qui disparaît de jour en jour laissant place à une bigoterie qui gagne tout le pays avec son cortège de nouveaux convertis au wahhabisme dont le zèle frise le ridicule s'il ne s’accompagnait de violence et de terrorisme !

Ce que les Frères musulmans du FIS ont fait de l'Algérie, leurs frères d'Ennahdha sont en train de le réaliser en Tunisie .... à moins d'un sursaut des tunisiens pour les dégager et rejeter leur wahhabisme !!

R.B
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Piloter un chameau aérodynamique 

Au matin de ce jeudi, le beau ciel d’Oran est escaladé par la montagne "Santa Cruz". Le bleu contraste avec la pierre sombre. Vol air Algérie, AH2018, en direction de Barcelone. 
Juste avant le décollage, le commandant de bord lance, par haut-parleur, trois Allah-ouakbar, récite une invocation (dite celle du Voyage), avec la ferveur d’un cavalier d’Arabie et escalade les airs. Tapis volant dans la tête. Ou aérodynamique du bigotisme. 

On peut comprendre la foi de chacun ou l’envie de prier, mais dans l’intime du cœur. Sans spectacle ni show. Sans le crier dans un avion et faire l’exhibition de son bigotisme. Il s’agit de piloter un avion et cela impose des règles. Mais c’est ainsi partout. 

Le « 1984 » de Sansal n’est pas seulement une fable, mais une réalité sur cette épidémie du bigotisme qui, un jour, deviendra un Régime. Au lieu de réinventer les moteurs, on se réfugie derrière le « Inchallah » qui absout de tout et surtout de travailler et de tenir parole ou d’être ponctuel. Du coup, mettre cette information sur le Réseau et voilà que les propriétaires de la religion se manifestent. 

Plus dieux que Dieu lui-même, « privatiseurs » de la foi, propriétaires de l’islam, qui vous insultent et se hasardent dans le raccourci connu : vous critiquez le bigotisme ou l’islamisme assis, et voilà qu’on vous accuse d’être islamophobe. 
Vous vous élevez contre les commerçants du religieux, et on mobilise le terrorisme médiatique de certaines chaines TV islamistes, contre vous. Autrefois on égorgeait les intellectuels et artistes algériens, aujourd’hui on leur coupe la langue. Variation sur le même métier.

Vieille interrogation du chroniqueur : « A qui appartient une religion ?». Apparemment au plus violent, au plus bavard et au plus inquiet dans ses croyances intimes. Le radical, égorgeur ou prosélyte, a ceci de particulier qu’il a besoin de proclamer, à voix très haute, sa croyance, insister, devenir intolérant justement parce qu’il… doute. 
Ce doute lui impose de militer pour l’unanimisme et parler à la place de Dieu, donner et ôter la vie. 

Ce pilote a le droit de croire ou pas, mais s’il se sent le besoin d’en faire un effet de scène c’est qu’il doute de la technologie, de sa maîtrise, ou a besoin de croire que l’avion est un tapis ou une chamelle. Cette attitude se répand, se généralise, atteint le réel et démantèle les habitudes et les courtoisies. Le rite dévore la confiance en soi, le dogme se fait slogan sans appel.

Ce genre de prosélyte a ceci de propre qu’il est perfectionniste dans le rite mais fermant les yeux sur tout le reste. Il peut accepter un pays volé, un pays colonisé comme l’ont fait les ulémas et leur association, il y a des décennies, ne rien dire sur la corruption, la saleté, l’exil et le culte de la présidence à vie et l’Etat « photoshopé », mais gonfle ses plumes dès que vous parlez de la religion qui lui appartient à lui, tout seul dans son unicité divine. 
C’est alors que le prosélyte fabrique de vous le traître idéal, l’ennemi de la nation. 

Son instinct le pousse à faire la guerre et vous la fait à vous, le désarmé, civil et scribe de son temps, mais sa lâcheté l’empêche d’aller plus loin pour changer le régime ou se rebeller contre la soumission politique. 
Cela aboutit au compromis connu : on devient pilote mais avec la tête d’un imam, on se fait patron d’un parti islamiste mais ministre d’Etat du régime que l’on déteste, on insulte l’Occident mais dès qu’il y a répression on va s’y installer avec femme et enfants et pas en Arabie fantasmée. On se fait pilote et on arrive à interdire les boissons alcoolisées dans l’avion, mais par la ruse. On s’installe dans la zone grise du consommateur des technologies et de l’insulteur de l’Occident qui les a inventés. 

On va au Jihad contre l’Amérique mais chaussé de Nike et précautionneux sur son I-phone. On vous lance que vous détestez votre pays, mais on vous l’écrit à partir d’une capitale européenne où on mange la récolte en insultant la tribu qui loge. Fascinante schizophrénie. Compromis entre l’impuissance, la lâcheté et l’envie d’identité mais sans bras, ni muscle. D’où l’insulte, la violence dans le propos, le refus des différences, la fabrique du traître, la théorie du complot et le monopole sur la foi et le dogme.

Faut-il détester ces gens ou les moquer ? Non, ils sont aussi nos reflets. Le signe clinique de la maladie de nos âmes, à tous. La preuve d’une inquiétude pathologique face au réel. Il y a maladie et lâcheté, converties en rite et agressivité. 
Dans le cas d’un pilote qui a besoin de prier en criant, c’est très inquiétant cependant. Sans rire.

jeudi 10 mai 2018

QUE PEUT-ON ATTENDRE DES « INDÉPENDANTS » ?

Article paru dans : Kapitalis


Les élections municipales fournissent aux Tunisiens un certain nombre de leçons. Par l’abstention massive et notamment, celle des jeunes, elles ont été l’occasion d’une forte claque aux partis politiques. Les Tunisiens ont dit, on ne peut plus clairement, qu’ils n’avaient aucune confiance dans les partis politiques qui ont trahis et qui ont échoué.

Il faut ajouter que le score obtenu par les deux grands partis Nidaa Tounes et Ennahdha, malgré l’argent dépensé par ce dernier et malgré les tricheries multiples, est en forte régression par rapport aux scores obtenus antérieurement. Alors ces partis peuvent toujours, avec leur langue de bois habituelle, crier à la victoire, c’est en réalité une vraie défaite qu’ils ont connue.

Mais les élections ont aussi mis en évidence un phénomène important qui n’est, d’ailleurs, que la confirmation du rejet des politiques, c’est l’émergence des listes « indépendantes » qui arrivent en nombre de voix en tête de ces élections et qui disent bien, également, le rejet des politiques.
Un article du Monde montre bien le sens de ces votes pour les indépendants et se pose la question de leur avenir.

Il faut d’abord que ce phénomène soit davantage étudié, approfondi. Il y a là un travail intéressant qui devrait être fait par la science politique. Il faut, en effet, rechercher ce qu’il y a derrière ces listes et qui sont les vrais « indépendants » puisque l’on a évoqué des membres de partis qui se seraient transformés en « indépendants ». Il faut donc d’abord faire le tri des sincères et des opportunistes !

Les chercheurs pourraient analyser la littérature produite par ces listes pendant la campagne, analyser les profils des membres de ces listes; et par la méthode des entretiens, clarifier un peu les objectifs poursuivis par ces candidats.

Ceci étant, il ne faut pas se faire trop d’illusions, ces listes seront combattues par les partis traditionnels qui les voient arriver d’un mauvais œil. On en saura plus lors de l’élection des maires et donc des rapprochements qui vont inévitablement se faire.

Ensuite ces listes si elles arrivent à la direction des communes, ont une responsabilité très lourde car si elles déçoivent, c’est tout un nouvel espoir des Tunisiens qui sera, une fois de plus, mis à terre.

Enfin, il faut se demander si elles ont un avenir sur le plan national, quel pourrait être cet avenir et comment doivent-elles s’y prendre.

Il est clair que ceux qui ont voté pour ces listes, ont d’abord voulu écarter les partis au pouvoir, l'un pour avoir trahi ses électeurs et l'autre par rejet de l'instrumentalisation de la religion et de l'obscurantisme qu'il veut répandre en Tunisie; et condamner par conséquent les politiques antagonistes menées par ces deux partis dont l'alliance contre nature, continue à choquer bon nombre de Tunisiens.

Mais cet aspect purement négatif n’est pas suffisant pour donner à ces listes une importance plus grande. Cette importance dépendra du projet politique qu’elles peuvent défendre.

La première des choses à faire, est de faire une étude approfondie des objectifs poursuivis par ces listes. Les études le diront mais il est fort probable que l’ensemble de ces listes peuvent assez aisément se situer au centre gauche, car c'est là, à mon sens, qu'est leur avenir.

Une plateforme de sortie de crise pour la Tunisie est nécessaire. Si les indépendants veulent bien unir leurs efforts, au-delà de la politique locale, ils pourraient adopter tout ou partie de cette plateforme qui est, je le crois, ce qu’attendent les Tunisiens au plus profond :
- Réforme du régime électoral de manière à faire apparaître une réelle majorité de gouvernement.
- Mise à l’écart des partis instrumentalisant la religion.
- Politique forte en matière d’éducation, de lutte contre la corruption, de limitation des inégalités trop criantes entre les tunisiens et entre les régions.
- Soutien clair aux droits de l’homme, aux libertés et aux droits de la femme.

Ces objectifs sont amplement partagés par les membres de ces listes qui rejoignent la volonté d’une majorité de Tunisiens.

Rachid Barnat

Elections municipale : un test en vue des prochaines élections ...





Par leur abstention massive, les Tunisiens rejettent les 2 partis au pouvoir :
- Les Frères musulmans, pour leur obscurantisme;
- Nidaa Tounes, pour les avoir trahis !


Les municipales auront été une occasion pour les Tunisiens pour faire le point :
- Occasion pour éliminer le trop plein de partis "politiques" ( plus de 200 partis !), pour laisser émerger ceux qui comptent !
- Occasion aussi pour éliminer les politicards qui parasitent la scène politique : les opportunistes, les lâches, les corrompus, les retourneurs de veste, les sans foi ni loi ... !

Au bout de 7 ans de "débats politique" quasi quotidiens dans les médias, les Tunisiens commencent à profiler leurs hommes politiques pour en distinguer le bon grain de l'ivraie !
Qui sait, peut-être qu'aux prochaines élections, les Tunisiens ne retiendront que ceux qui comptent réellement pour le pays et renverront les autres aux poubelles de l'histoire !!

Espérons que les nouveaux indépendants ne se laisseront pas corrompre par Ghannouchi comme le furent  avant eux d'autres "progressistes" comme Mustapha Ben Jaafar et Béji Caïd Essebsi !

R.B
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En Tunisie, des forces « indépendantes » émergent des élections municipales

Selon les résultats définitifs du scrutin du 6 mai, le parti islamiste Ennahdha arrive en tête devant Nidaa Tounès tandis que les diverses listes « indépendantes » raflent un tiers de sièges.
 Les listes indépendantes menées par Slim Meherzi (à gauche) et Fadhel Moussa (à droite) sont arrivées en tête respectivement à La Marsa et à l’Ariana, près de Tunis, à l’issue du scrutin municipal du 6 mai 2018.

Il aurait dû être comblé, radieux, extatique. Il est heureux, bien sûr, et pourtant Slim Meherzi trahit déjà une légère inquiétude face à la tâche qui s’annonce. Le voilà qui grogne devant le garçon de café qui veut lui offrir sa consommation, geste d’admiration d’un citoyen de La Marsa pour le futur maire. « Non, ce n’est pas possible, surtout pas de faveurs », peste ce grand échalas – il fut naguère un champion de volley-ball. Dans cette commune balnéaire du nord de Tunis, Slim Meherzi a fait campagne pour les élections municipales du 6 mai sur le rejet des « passe-droits » et du « deux poids, deux mesures ». Alors, maintenant que sa liste indépendante a surpris en raflant 35 % des suffrages, le plaçant en bonne position pour diriger la mairie, il ne va pas commence à se renier. Et il devine déjà à la soudaine obséquiosité dont on l’entoure que les sollicitations ne manqueront pas. Il soupire : « La course aux postes, ça détruit ce pays. »

Médecin pédiatre, M. Meherzi est l’un des visages de la vague protestataire qui a ébranlé la Tunisie à l’occasion de ce scrutin local, le premier depuis la révolution de 2011. Selon les résultats officiels annoncés, mercredi 9 mai à Tunis, par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), la participation à ce vote voué à enraciner la transition démocratique n’a été que de 33,7 %. Exceptionnellement bas, ce taux illustre la profonde défiance des Tunisiens à l’égard de l’offre politique existante. Le chiffre était deux fois supérieur lors des élections législatives et présidentielle de 2014.

Désaffection pour les partis traditionnels

Et le désaveu ne s’arrête pas là. Parmi les suffrages exprimés, les listes dites « indépendantes », émanant de la frange la plus engagée de la société civile, réalisent une percée en raflant un total agrégé de 32,9 % des sièges. Elles mettent sévèrement à mal l’hégémonie qu’exerçaient depuis 2014 dans le champ politique Ennahdha et Nidaa Tounès. Fait impensable il y a encore quelques semaines, elles surclassent Ennahdha, issu de la matrice islamiste et doté d’une machine militante disciplinée, qui recueille 29,68 % des sièges. Et elles devancent très largement – de plus de dix points ! – Nidaa Tounès, le parti dominant au sein de la coalition gouvernementale, qui ne fait pas mieux que 22,7% de sièges.

Ainsi Ennahdha résiste-t-il bien mieux que Nidaa Tounès à la désaffection qui frappe les partis traditionnels, prenant de ce fait la première position parmi les listes dites « partisanes » à l’échelle nationale, ainsi que dans la commune de Tunis. Au sein du conseil municipal de la capitale, la rivalité pour l’élection du maire s’annonce âpre entre les deux formations, pourtant alliées dans le cadre de la coalition gouvernementale. Elles s’étaient violemment affrontées au lendemain de la révolution de 2011 sur la question de l’islam politique – Nidaa Tounès se posant en protecteur de l’« Etat civil » face aux penchants islamistes d’Ennahdha – avant de s’associer au pouvoir en 2015 dans une cohabitation consensuelle. Le scrutin municipal du 6 mai pourrait crisper à nouveau leur relation, alors que se profilent en 2019 des élections législatives et présidentielle.
Toutefois, la politique tunisienne ne se résume plus à ce face-à-face. Car l’émergence des listes indépendantes change la donne. « Les résultats montrent une profonde aversion, un dégoût pour les partis », souligne Fadhel Moussa, autre héraut du phénomène – aux côtés de Slim Meherzi. Ce professeur de droit, ancien militant de gauche, a mené une liste à l’Ariana, en banlieue de Tunis, elle aussi arrivée en tête. Que faire maintenant de ces succès ? Peuvent-ils poser, au-delà des microcosmes municipaux, les bases d’une force alternative à l’échelle nationale ? Fadhel Moussa met en garde contre des conclusions hâtives. A ses yeux, il faut d’abord prendre la mesure réelle du phénomène, qui lui semble d’une « grande complexité ».

« On ne va pas tarder à se rendre compte, nuance-t-il, que de nombreux indépendants ne sont pas aussi indépendants qu’on le pensait. » En effet, une grosse part de ces candidats sont pilotés en sous-main par les partis traditionnels qui ont préféré, dans certains cas, avancer masqués. Quant aux « vrais » indépendants, aucune structure ni idéologie ne les rassemble à ce stade, rendant a priori délicate leur agrégation dans une dynamique commune. Autre difficulté, éthique celle-là, le mandat conféré le 6 mai est purement local. « Il y aurait un malaise à changer subitement de cap », avertit Fadhel Moussa. « Nous avons été élus pour gérer le quotidien des gens, abonde Slim Meherzi, faisons-le bien pour commencer. On sera vite exposé à un bilan. »

« Restructuration par le bas »

Il reste néanmoins qu’une nouvelle scène s’est ouverte. « On peut casser la baraque si nous parvenons à donner envie à nos concitoyens de s’approprier la ville, ajoute M. Meherzi. Cela peut faire boule de neige. » Le pédiatre de La Marsa imagine volontiers la tenue régulière d’« états généraux » des listes indépendantes pour « partager [leurs] expériences municipales », un réseau en germe qui pourrait former « un embryon de Podemos à l’échelle tunisienne ».

Même pressentiment chez Fadhel Moussa. « On est en train de faire une restructuration par le bas », qui pourrait déboucher sur « un grand mouvement citoyen », juge-t-il, précisant même : « Il y a un début de réflexion. » Le professeur de droit, qui fut élu à l’Assemblée constituante (2011-2014), est convaincu que la Tunisie a vécu le 6 mai un tournant. « Une brèche vient de s’ouvrir, il faut s’y engoufrer. Ces élections municipales vont offrir un nouveau souffle à la transition démocratique. » Là serait l’ambiguïté foncière de ce scrutin, à la fois révélateur d’une désaffection et porteur d’un espoir de renouveau.