mercredi 19 juillet 2017

On est des bêtes, oui : et pourquoi pas des bêtes animalistes ?

La lecture de la chronique, mardi dernier, de mon collègue Luc Le Vaillant, au sujet des animaux et du choix de ne pas les manger, m’a poussé à réagir. Loin d’y voir une « cause annexe », j’estime qu’il est utile que j’y réponde point par point.

Sur la philosophie. « Expier », « christique », « ascèse », « apôtre » … Diable, – si j’ose dire – je ne m’attendais pas à un tel enthousiasme à aborder ce sujet sous l’angle religieux. On croit déceler chez l’auteur comme un regret de voir ainsi vaciller son statut de « maître de l’univers ». Qu’il se rassure, nul ne convoite son trône. Et certainement pas ceux que mon collègue décrit comme une cohorte d’ascètes en pleine autoflagellation et fascinés par les privations. En vérité, aborder le végétarisme ou le véganisme en ayant le sentiment de se priver n’aurait guère de sens en matière d’engagement animaliste (où seraient les convictions ?) et serait le meilleur moyen de ne pas suivre longtemps ce régime alimentaire. La plupart d’entre nous ont plutôt le sentiment, il me semble, de faire bombance sans infliger de souffrance, ce qui ne nous prive guère. Que nous puissions être « culpabilisateurs » ? C’est bien possible, et peut-être est-ce là l’un de nos défauts. Mais pour quelle raison mon confrère devrait-il donc culpabiliser ? Aurait-il contribué, pour reprendre son expression, à « saloper la supposée beauté de la nature » ?

Sur la politique. A la gauche prométhéenne vantée par Luc, tournée vers un progrès sans fin – vers quoi ? Comment ? A quel prix ? – je préfère une gauche égalitaire, tolérante, qui ne tourne pas le dos au progrès technique mais ne compte pas y sacrifier ses principes ni la compassion pour ceux qui en seraient les rouages involontaires. Darwin et ses travaux sur la façon dont les espèces s’adaptent et évoluent en fonction de leur environnement n’ont pas grand-chose à faire dans ce débat. J’inclus évidemment dans ces rouages les animaux que nous élevons à dessein pour en faire usage. Pourquoi les exclure ? Parce qu’ils sont plus éloignés de nous que « le tiers état, les Juifs, les Noirs, les femmes, les gays » ? Terrain glissant… Je préfère pour ma part supprimer tout curseur, de peur qu’on me demande un jour d’en fixer l’emplacement. Disséminons les droits ! Et non, il ne s’agit pas de donner le droit de vote aux poules, là n’est pas l’objectif du mouvement animaliste, qu’on se rassure. Quant aux bêtes qui ne « demandent rien à personne », je réponds : eh bien oui, et alors ? Elles n’ont en effet pas demandé à naître et vivre en batterie, ni à finir sous nos couteaux. Et pour ce qui est des droits que nous devrions leur octroyer (celui de vivre en paix, d’avoir les relations sociales qu’elles entendent, de ne pas être exploitées…), devons-nous attendre qu’elles puissent les formuler explicitement pour y réfléchir ? Si tel est le cas, je tremble pour les humains qui pour telle ou telle raison ne sont pas en mesure d’exprimer leurs aspirations légitimes. Pourvu que le curseur ne bouge pas dans le mauvais sens…

Sur la légèreté. Ah, la rude campagne honnête que nous autres citadins amollis avons oubliée… Je l’avoue, je n’ai jamais vu égorger de cochon, ni plumer d’oie. J’ai en revanche un peu vécu à la campagne, j’y ai visité des étables, aux vaches alignées derrière des grilles de fer. Mais pas les abattoirs où elles finissent (visite déjà complexe à effectuer pour un député de la République, je plaide donc la circonstance atténuante). Pour être tout à fait honnête, je n’ai jamais vu non plus guillotiner personne. Ça ne m’empêche pas d’être contre la peine de mort. Faut-il avoir vu enfreindre un droit pour avoir envie de le défendre ? Nul besoin en tout cas d’en porter les victimes « aux nues ». La simple considération suffira.

1) « Choisir le régime désincarné est une manière de s’imaginer ange, elfe ou sylphide. Vous voilà esprit fugace et taureau ailé, pensée dégagée des servitudes physiologiques et grain de poussière balayé par la vacuité de l’existence », écrit Luc Le Vaillant. Je peine vraiment à m’imaginer en « ange, elfe ou sylphide » transformé par un « régime désincarné »… Six ans de végétarisme n’ont guère réduit mon tour de taille, et nulle révélation mystique n’est venue bouleverser ma nature.

2) Ce même régime « témoigne aussi d’un refus de mordre dans le jarret de l’adversité ». Voilà un point que je ne contesterai pas : dans l’animalisme tel que je le pratique, je ne me livre en effet pas à l’action directe. Le militantisme suit divers chemins, celui de l’action en est un, et indispensable. Celui d’exercer son choix en fonction de ses convictions plutôt que des traditions en est un autre. C’est le mien.

3) « Ce souci d’humaniser l’animal est aussi une manière de désanimaliser l’homme, au risque d’affadir l’époque. » A nouveau nous sommes d’accord. « Humaniser l’animal » et « désanimaliser l’homme » n’ont, ni l’un ni l’autre, aucun sens. Cessons de jouer avec les étiquettes, d’humaniser ou désanimaliser tel ou tel. « Frères de sang » comme le dit mon confrère, mais aussi de conscience de soi et de sentiments, les animaux, humains ou non, méritent bien qu’on leur fiche la paix. Et tant pis – puisque nous chutons sur la corrida – si la liberté de se pavaner de la « courageuse poupée » des arènes doit en pâtir : vivons et laissons !


mardi 11 juillet 2017

L'ECOLE VETERINAIRE NATIONALE DE Sidi THABET ... OU CE QU'IL EN RESTE !

LES HÔPITAUX TUNISIENS, TOUT COMME L'ECOLE VÉTÉRINAIRE NATIONALE, MANQUENT DE TOUT ... DEPUIS QUE LES FRÈRES MUSULMANS SONT AU POUVOIR !  

Un ami dont le chien a eu une gastro-entérite infectieuse contractée en léchant une saleté qui traînait dans les rues du quartier devenues poubelle à ciel ouvert, il l'a présenté à une consultation médicale à l'ENV de Sidi Thabet pour lui faire en même temps un bilan de santé, persuadé qu'il y trouvera le meilleur service médical et surtout les équipements nécessaires qui manquent souvent chez les vétérinaires des villes : radio, échographie, laboratoire d'analyse médicale, ...

Il va vite déchanter :
- le matériel est vétuste et souvent en panne,
- l'enseignant est d'un niveau qui laisse perplexe.

La visite en question :
- Plutôt que de faire la prise de sang à la jugulaire pour un si petit chien (3kg), le maître assistant lui a massacré les deux veines brachiales,
- Pas de labo à l'école. Il faut porter soi-même les tubes au labo à Tunis.
Le labo est fermé pour cause de séance unique.
Il faut mettre les tubes au frigo et les porter le lendemain matin au labo.
- Le chien a eu le ventre complètement rasé pour l'échographie, car ses poils empêcheraient la lecture de l'image, selon le maître assistant, qui au final n'a pas su lire l'échographie.
- La radio n'est pas lisible non plus, car trop d'organes gênent sa lecture, explique le maître assistant le plus sérieusement du monde ...
- L'interne qui assistait à la consultation, propose alors une laparotomie exploratrice (ouvrir le ventre du chien) pour pallier à la radio et à l'échographie qu'ils n'ont pas su lire,
- Le maître assistant veut revoir le chien un autre jour pour poursuivre le check-up demandé par son propriétaire, car il a d'autres animaux à examiner : exploration cardio-respiratoire, ...

Effaré par tant d'indigence intellectuelle et matérielle, mon ami a préféré épargner à son chien de nouveaux traumatismes et renoncer à le soigner dans l'école nationale vétérinaire !
Il est ahuri devant tant d’incompétence et de manque d'organisation !
Il est choqué de voir l'état de saleté à l'extérieur mais aussi à l'intérieur des bâtiments, où l’hygiène laisse à désirer !
Il réalise la catastrophe pour les animaux en Tunisie : si les élèves sont formés dans de telles conditions où tout manque et le peu de matériel dont ils disposent est vétuste sinon en panne et par de tels enseignants, il se demande qu'en est-il des vétérinaires sortis de cette école nationale, exerçant dans les villes ?

Certains lui rétorqueront :
- qu'il en est de même dans beaucoup d'hôpitaux en Tunisie ... faute de moyens matériels et financiers; et surtout faute d'une politique de la santé digne de ce nom ! Et
- que les humains sont prioritaires devant les chiens !!

En gros, les chiens peuvent crever en Tunisie, faute de soins et d'examens adéquats !!!

Par ailleurs, cette argumentation fait l'impasse sur le fait qu'un meilleur entretien des locaux et du matériel avec une meilleure formation des vétérinaires, ne sont pas liés à une augmentation budgétaire mais à l'application d'une certaine dose de responsabilité et d’honnêteté.

Rachid Barnat

vendredi 7 juillet 2017

LA POLITIQUE EXPANSIONNISTE DES Ibn SAOUD PAR LE WAHHABISME !

OU COMMENT LES DIRIGEANTS EUROPÉENS SE METTENT-ILS LE DOIGT DANS L’ŒIL !

Si l’impérialisme américain joue la force des armes, celui de leurs alliés les pétromonarques, plus sournois mais plus efficace, joue la force de la foi. Ce que font les Ibn Saoud et leur concurrent l'émir du Qatar, en diffusant le wahhabisme à travers le monde, avec la bénédiction de l'oncle Sam.
Pourtant, faut-il rappeler que la plus part des auteurs des attentats du 11 septembre 2001 ont des passeports saoudiens, et que Oussama ben Laden, lui même saoudien, était très proche des Ibn Saoud ? 
Et que dire de la condition des femmes en Arabie que le monde entier connaît ? Pourtant l'ONU accorde aux Ibn Saoud d'intégrer la Commission de la condition des femmes
Encore un pied de nez des Ibn Saoud à l'Occident et à ses "valeurs" !

Alors on se demande si les dirigeants américains et leurs alliés européens, français, belges, italiens,... ignoraient que le wahhabisme est une version intégriste et rétrograde de l’islam ? N'en voyaient-ils pas la barbarie et la violence auxquelles les Ibn Saoud pratiquent l'esclavage (de préférence celui des noirs chez les nouveaux riches, cela fait plus chic !), la polygamie, la ségrégation envers les femmes dont le statut est réduit à celui de femme-objet-sexuel, la flagellation, la lapidation, l'amputation des mains des voleurs au sabre, la décapitation toujours au sabre ...

Pourtant ils ont accepté le financement et la construction de Grandes Mosquées par les Ibn Saoud, comme celle de Lyon, de Bruxelles, de Rome, et bien d’autres ! Sont-ils si naïfs pour ne pas y voir un moyen pour ce pétro-monarque pour diffuser le wahhabisme pour supplanter l'islam malékite & soufi de leurs ressortissants musulmans; issus dans leur majorité, d'Afrique du Nord et de l'Afrique subsaharienne ?

1° / Faut-il donc s’étonner après d’une mouvance salafiste en Europe ?

Jusqu’en 1973, c'est à dire sous Pompidou et Giscard d'Estaing, la Grande Mosquée de Paris était le principal lieu de culte musulman en France, géré par le Maroc et l'Algérie. Où l'on célébrait l'islam malékite essentiellement.

Mais depuis la chute du mur de Berlin, et avec le succès qu'ont eu les Ibn Saoud dans la guerre d'Afghanistan, le wahhabisme a le vent en poupe; puisqu'il a débouté le communisme de ce pays, ce grand cauchemar pour les américains.
Ainsi les Ibn Saoud et d'autres pétromonarques, dont l'émir du Qatar, vont mettre les bouchées doubles pour répandre le wahhabisme aussi bien dans les républiques dites "arabo-musulmanes", qu'en Occident !

Ainsi La grande mosquée de Lyon sera construite quasi-entièrement avec des fonds du roi Fahd ben Abdelaziz Al Saoud

En 1981, Valéry Giscard d’Estaing déclare, pendant la campagne électorale présidentielle, que l’État financerait la construction d’un centre culturel pour la communauté musulmane de Lyon. C'est chose faite.
En 1994, le Conseil Islamique Rhône-Alpes (CIRA), association loi 1905, est créé.
Création aussi par l’ACLIF et le CIRA de la Société Civile Immobilière « Mosquée de Lyon » chargée de la gestion du patrimoine de la Mosquée de Lyon. 
Le 30 septembre 1994, c’est l’inauguration de la mosquée par Charles Pasqua, ministre des cultes, Michel Noir, maire de Lyon, l’ambassadeur d’Arabie saoudite et les autorités civiles et religieuses.

2° / La diplomatie belge ignorait-elle tout de cet islam rétrograde ?

En 1967, le roi Baudouin fait don d’un édifice au roi Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud, en visite officielle en Belgique, afin de le transformer en lieu de culte, à l’usage de la communauté musulmane de Belgique qui devient importante à cette époque.
La grande mosquée de Bruxelles, à l’issue d’une longue restauration effectuée aux frais de l’Arabie saoudite par l’architecte tunisien Mongi Boubaker, est inaugurée en 1978 en présence de Khaled ben Abdelaziz Al Saoud et du roi Baudouin, qui lui en remettre la clef !

Aujourd’hui, elle accueille également une école et un centre de recherche islamique dont les objectifs sont de faire connaitre la foi musulmane.

Depuis, cette mosquée est gérée par des imams saoudiens et l’État belge verse des subventions au prorata de la représentativité des musulmans en Belgique, comme pour les autres religions et associations laïques reconnues.

3° / La diplomatie italienne ignorait-elle l'obscurantisme véhiculé par le wahhabisme, que les dirigeants politiques laissent s'installer en Italie en acceptant le financement des centre cultuels/culturels par les Ibn Saoud ?

La ville de Rome a fait don des terrains à la communauté musulmane en 1974, mais ce ne fut qu’en 1984 que la construction de la grande mosquée de Rome fut initiée sur les plans des architectes Paolo Portoghesi, Vittorio Gigliotti et Sami Mousawi.
Elle a été fondée par le prince afghan Muhammad Hasan et son épouse et financée par le roi Fayçal d’Arabie.
L’inauguration du lieu de culte a été faite le 21 juin 1995.

La mosquée héberge le Centre culturel islamique italien.

Conclusion :

Est-ce l’islam qui est en cause, ou la propagation d’une vision sectaire de l’islam ? En Europe ceux qui découvrent l'islamisme et ses horreurs, doivent se poser la question ! Car la responsabilités de leurs dirigeants aussi cupides que stupides est grande puisqu'ils ont permis l'importation et la propagation du wahhabisme, cette doctrine mortifére, ce péril vert que les américains ont préféré au péril rouge, le communisme !

Comment le Wahhabisme s'est-il propagé en Europe ? Des dizaines de milliards de dollars sont dépensés par les Ibn Saoud & l'émir du Qatar, pour la diffusion du Wahhabisme !

En effet, durant ces deux dernières décennies, les Ibn Saoud ont dépensé la somme colossale de 87 milliards de dollars pour propager le wahhabisme dans le monde, a assuré une étude académique très sérieuse, réalisée par l’expert en conflits entre religions Alex Alexiev et publiée dans le magazine Middle East Monitor. Ce chiffre rendu public lors d’une audience au sein du Sénat américain le 26 juin 2003, s’est avéré être très proche de celui dévoilé par l’ancien conseiller auprès du Secrétaire d’Etat américain des finances, David Aufhauser, un an plus tard et qui était de l’ordre de 75 milliards de dollars.

Mais une chose est certaine : ce ne sont pas seulement les pays "arabo-musulmans" qui sont la cible de cette propagande. L’Europe aussi a eu sa belle part, d’autant qu’elle compte une importante communauté musulmane :

- Estimée à près de 44 millions de personnes.
- 3848m2 de centres religieux.
- 1359 mosquées.

D’ailleurs, le régime saoudien ne s’en est pas du tout caché. Bien au contraire, il s’en targuait, vantant ses efforts pour propager la culture islamique et la langue arabe et soutenir les minorités islamiques.

Selon le journal pro saoudien Asharq al-Awsat, (rapporté par le journal al-Akhbar) le royaume saoudien a édifié des centres religieux en Europe sur une superficie de 3848 m2, pour le coût de 5 millions de dollars. Dont entre autres :
- le Centre culturel islamique "Khadimo al haramayn" ("serviteur des deux lieux saints" que sont La Mecque & Médine) (titre pompeux que se donnent les Ibn Saoud, pour asseoir leur légitimité et conserver leur mainmise sur ces lieux mais aussi sur l'Arabie et son peuple, tout deux qualifiés de saoudites ), dans la ville de Melissa en Espagne,
- le Centre Islamique de la capitale italienne Rome,
- le centre de la ville Mantes-La-Jolie en France,
- le centre islamique à Genève,
- le centre islamique culturelle à Bruxelles (qui n’est d’ailleurs pas très loin du quartier Molenbeek, présenté par les médias comme étant le bastion des « jihadistes » en Europe).
- Sans oublier le Centre islamique de Madrid, de Grenade en Espagne,
- celui de Lisbonne au Portugal,
- celui de Londres en Grande Bretagne,
- celui de Vienne en Autriche et
- celui de Ambrera en Ecosse.

Et ce n’est pas encore tout, toujours selon le journal pro saoudien.
Il est également question de la construction de quelques 1359 mosquées saoudiennes de par le monde.

Les dirigeants occidentaux savent pertinemment que si les Ibn Saoud financent les lieux de culte, qu'ils ne peuvent leur refuser d'y diffuser leur wahhabisme, auquel ils convertissent leurs ressortissants musulmans mais aussi ceux d'autres religions auprès desquels leurs imams font du prosélytisme pour cette doctrine obscurantiste qui prône le "jihad" et la violence contre les mécréants. Ce que les Européens découvrent dans leur chair après chaque attentat-suicide des "jihadistes"-kamikaze !

Rahid Barnat

PS : Les nouveaux élus français en tireraient-ils la leçon ? Lettre ouverte aux députés français

mercredi 5 juillet 2017

Perversité du concept d'islamophobie

Caroline Valentin perspicace, perce à jour le jeu machiavélique de Tariq Ramadan. Sait-elle au moins qu'il défend le wahhabisme cette doctrine nihiliste que son grand père Hassan El Banna s'en était inspirée pour fonder son organisation politique des "Frères musulmans" ? Car dans son analyse elle confond cette doctrine avec l'islam qui en compte bien d'autres obédiences dont plus personne ne parle.
Le plus étonnant de la part de Tariq ramadan, né en Suisse, de nationalité suisse et mariée à une franco-suisse, est son rejet de l'occident et de ses valeurs, dont il a joui et continue de jouir ! A moins qu'il se croit un destin, celui de poursuivre l'oeuvre machiavélique de son grand père : d'où le populisme, le double langage ... Ainsi il en va de l’excision des fillettes comme de la lapidation des femmes, pourvu que les Frères musulmans tiennent en otage les musulmans d'occident et l'islam !
R.B
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Ce que révèle le discours de Tariq Ramadan sur l'excision

FIGAROVOX/ENTRETIEN - « L’excision fait partie de nos traditions », a déclaré Tariq Ramadan, appelant à une discussion interne à «la communauté musulmane ». Caroline Valentin décrypte la rhétorique sécessionniste du prédicateur.

Alexandre Devecchio - Aux États-Unis, l'imam Shaker Elsayed du centre islamique de Falls Church, près de Washington DC, a recommandé au début du mois de juin de pratiquer l'excision pour éviter « l’hypersexualité » chez les femmes, avant de se rétracter devant le tollé suscité. En France, Tariq Ramadan est venu à son secours dans une vidéo publiée sur internet. « C’est controversé, mais il faut en discuter. Nous ne pouvons pas nier le fait que [l'excision] fait partie de nos traditions », a-t-il déclaré dans la vidéo. Et de poursuivre : « Il ne faut pas exposer un de nos leaders qui a servi la communauté pendant plus de trente ans. Il faut nous lever pour défendre nos opinions, et avant de réagir de manière précipitée sur quelconque sujet, nous devons avoir une discussion interne. (...)». 
Que cela vous inspire-t-il ?

Caroline VALENTIN - Qu'a dit M. Ramadan dans cette vidéo ? Que l'excision et les mutilations génitales font partie « des traditions » de la communauté musulmane. Que ces mutilations sont illégales « comme elles sont illégales aux États-Unis » - M. Ramadan s'adresse alors aux musulmans américains qui se sont insurgés contre le prêche de l'iman Elsayed -, c'est être « infidèle à la tradition islamique ». Que ces musulmans qui ont demandé le renvoi de l'imam Elsayed l'ont fait par peur d'être stigmatisés par les non musulmans, non par conviction. Et ces non musulmans, dit Monsieur Ramadan, « on sait qui ils sont, on sait ce qu'ils veulent faire, on sait la manière dont ils veulent faire de l'islam un problème non seulement aux USA mais dans le monde entier ». Ce sont des « racistes », des « islamophobes », et vous, musulmans américains qui critiquez l'imam Elsayed, vous faites le jeu de nos ennemis et vous n'êtes pas des « musulmans dignes ». Enfin, que la question de la légitimité des mutilations génitales mérite d'être discutée, mais discutée «en interne», au sein de la communauté musulmane, sans influence ni a fortiori injonction du «contexte», des «racistes», des «islamophobes», des autres en somme qui «ont un agenda politique»; ce n'est au demeurant pas vraiment un débat impliquant tous les musulmans que prône M. Ramadan puisque précisément, il reproche aux musulmans américains d'avoir pris l'initiative de contester les propos de l'imam Elsayed et donc d'être entrés dans le débat ; non, c'est un débat qui doit avoir lieu entre les docteurs de la foi et les intellectuels, les savants en somme, avec éventuellement, et si besoin était, des questions à des médecins musulmans. Il sera possible de soulever des arguments pendant ce débat mais en l'occurrence, in fine, ce sont les docteurs de la foi qui doivent déterminer si, du point de vue de l'islam, l'excision doit être considérée comme condamnable … ou acceptable.

Non pas que M. Ramadan soit personnellement en faveur de l'excision. À y regarder de plus près, il indique même qu'il ne l'est pas, mais sans trop insister sur le point, en utilisant une formulation floue, une expression faible. Aucune indignation, rien de la véhémence que l'on aurait pu espérer s'agissant de pratiques internationalement reconnues comme des mutilations sauvages et des sévices corporels pénalement répréhensibles dans tout État de droit. Il aurait pu être en faveur de l'excision mais il se trouve qu'il est contre ; on ne saura toutefois pas vraiment pourquoi. Car là n'est pas le cœur du message de M. Ramadan. Son message, c'est avant tout celui d'une injonction à la solidarité communautaire, à la soumission au groupe, d'autant plus impérative, dit le « savant » Ramadan à ses « frères » et « sœurs », qu'il y a conflit entre l'islam et l'occident. L'occident et les occidentaux, l'ouest, les « sionistes » pour reprendre une terminologie que l'on retrouve dans les commentaires des sites communautaristes musulmans et sous la vidéo de M. Ramadan sur Facebook. L'occident qui veut la perte de l'islam. Vous vivez en occident mais l'occident vous déteste, sachez-le. Chaque occidental, tous ceux qui vous entourent là où vous vivez, sont des racistes et des islamophobes. Chaque occidental tient chaque musulman pour son ennemi personnel. Et quand l'occidental critique les paroles de l'imam, c'est vous qu'il critique, c'est vous qu'il agresse, c'est vous qu'il entend détruire. Dès lors, vous, « frères » et « sœurs » musulmans américains (mais le message s'adresse vraisemblablement à tous les musulmans vivant dans des pays occidentaux), vous devez être conscients de ceci : votre devoir, c'est de soutenir votre communauté. Même si cela passe par accepter des pratiques, des diktats qui heurtent profondément votre sensibilité et votre éthique personnelle. Vous êtes avec nous ou contre nous, votre devoir est d'être avec nous, et si pour y parvenir, vous devez vous taire, eh bien, taisez-vous.

Alexandre Devecchio « Il ne faut pas laisser les autres décider pour nous quelles sont nos priorités. Nous devons dire avec dignité et confiance : c'est à nous de décider, pas aux islamophobes ni aux racistes », explique Ramadan dans sa vidéo. Encore une fois toute critique de l'islam est assimilée au racisme ou à l'islamophobie…

Caroline VALENTIN Exactement. Sauf que les critiques qui se sont élevées contre l'imam Elsayed ne sont pas une critique de l'islam. Ces critiques ont d'abord été formulées par des Américains musulmans, et par-dessus le marché par des musulmans fervents : il s'agit de fidèles fréquentant la mosquée de l'imam en question. Mais M. Ramadan opère un glissement sémantique tout à fait intentionnel. Si l'on attaque les paroles d'un imam, on attaque l'islam. Si cette critique vient de musulmans, elle fait le jeu de vos ennemis donc elle vise l'islam. Donc elle vise tous les musulmans. Donc elle est raciste ou elle fait le jeu des racistes. Ou plutôt des islamophobes, c'est-à-dire les racistes envers l'islam et les musulmans. C'est là qu'on voit toute la perversité du concept d'islamophobie créé par les têtes pensantes de l'islam politique. L'islamophobie n'est rien d'autre qu'une arme, un instrument de conquête. L'islamophobie est une mystification qui vise à réduire au silence tous ceux qui voudraient voir progresser l'islam vers un islam éclairé, un islam réformé, une religion de paix et d'amour qui deviendrait alors insusceptible d'être invoqué par des ennemis de l'occident pour justifier le djihad. L'islamophobie, c'est le rétablissement du délit de blasphème. Et nous, nous nous laissons faire : ce concept est repris par des responsables politiques, par des organisations internationales, par des intellectuels occidentaux. Ceux-là ont-ils oublié ce que nous a coûté la répression du blasphème en France avant son abrogation, sous l'influence des Lumières, dans le Code pénal de 1791 ? Ont-ils oublié cette histoire de feu et de sang qui nous a permis de comprendre que réprimer le blasphème, c'est rester dans l'obscurantisme et dans la haine de l'autre ? Ont-ils perdu de vue que là où le blasphème est encore réprimé, les pays musulmans en grande majorité, il est souvent utilisé par un islam majoritaire pour persécuter les minorités religieuses, par exemple au Pakistan avec les minorités chrétiennes ?

Le discours de M. Ramadan est tragique. Il est tragique pour nous en tant que nations occidentales, il est tragique pour les musulmans. Tragique pour la cohésion nationale car c'est un discours destiné à alimenter la peur de l'autre, le repli communautaire, c'est un discours défensif, sécessionniste et in fine agressif. Tragique pour les musulmans car il leur commande de barrer la route à toute évolution hors de l'obscurantisme religieux où la résurgence fondamentalisme du XXème siècle les replonge petit à petit. Il les prive de tous les acquis humanistes des Lumières, en termes de liberté, d'égalité, d'émancipation, de respect de la dignité humaine. Car si l'on suit le raisonnement de M. Ramadan, c'est très simple : tout musulman doit s'envisager avant tout comme un membre de la communauté des musulmans, et en tant que membre de cette communauté, il doit préférer la règle de l'islam aux droits et libertés fondamentales que lui garantit la constitution nationale. 

Concernant les mutilations sexuelles féminines, le bon musulman devra s'en remettre à la décision des savants de l'islam. Décident-ils que cette pratique est obligatoire, alors, si l'on suit la logique de M. Ramadan, les bons musulmans devront s'y soumettre et y soumettre leurs enfants. Ils auront le devoir de violer sciemment une loi nationale destinée à les protéger contre des sévices corporels épouvantables pour se montrer « dignes d'être musulman », pour reprendre les termes de M. Ramadan. Or les savants de l'islam auxquels fait référence M. Ramadan ont déjà une position sur cette question : ils les considèrent, selon les différents courants de l'islam sunnite, soit comme honorifique, soit comme recommandée, soit comme obligatoire …

L'injonction à la solidarité communautaire quel que soit son prix se retrouve dans l'enthousiasme manifesté par Houria Bouteldja, dans son livre Les Blancs, les juifs et nous, devant la réaction de cette femme noire qui expliquait qu'elle préférait ne pas porter plainte après avoir été violée par un homme noir car elle ne pouvait pas « supporter de voir un homme noir en prison ». Pour reprendre le commentaire de Jack Dion, « un Blanc qui viole une Noire, c'est un crime raciste. Un Noir qui viole une Noire, c'est une affaire de famille ».

Ces discours sécessionnistes, de peur et de repli, sont remarquablement efficaces pour bien fédérer un groupe ; et surtout pour bien le fédérer derrière celui qui tente de leur insinuer cette peur. Car tel est l'objectif de M. Ramadan : fédérer une communauté musulmane qui aujourd'hui ne l'est pas, qui est éclatée en sous-communautés selon (notamment) les pays d'origine des fidèles, et la fédérer autour d'un projet politique fondamentaliste qui doit non seulement la conduire à faire prévaloir la Charia sur les règles du pays où ces musulmans vivent mais à le faire dans une démarche défensive et donc en définitive agressive. C'est la démarche typique de l'islam politique des Frères Musulmans qui, pour reprendre l'expression de l'ex-Frère Farid Abdelkrim, prétend servir Dieu et les hommes mais entend surtout «se servir de Dieu et se servir des hommes ». Et ne nous y trompons pas, cette stratégie, qui vise à ce que chaque musulman considère chaque non musulman comme un ennemi personnel, a déjà commencé à porter des fruits et risque fort, sur le temps long, d'être redoutablement efficace et délétère.

Alexandre Devecchio « Nous ne pouvons pas nier le fait que [l'excision] fait partie de nos traditions ». En arrière-plan de cette polémique se pose la question de la compatibilité de l'islam avec les valeurs et le mode de vie occidentale ?

Caroline VALENTIN Pour être tout à fait précis, l'imam Elsayed a indiqué qu'était recommandée la circoncision des filles qui ne consisterait qu'à enlever «la pointe de la partie sexuelle sensible du clitoris » et non pas le clitoris en entier. M. Ramadan apporte la même précision : il indique en effet que certains docteurs de la foi - car effectivement, l'imam Elsayed reprend une position doctrinale - recommandent dans la tradition musulmane que l'excision ne recouvre pas les pratiques mutilantes allant jusqu'à l'infibulation (suture des grandes et petites lèvres) qui sont pratiquées dans les pays d'Afrique. Toutefois, l'imam Elsayed précise que cette « circoncision » ne doit avoir pour objectif que d'empêcher « l'hypersexualisation » de la femme, sans toutefois lui ôter son plaisir sexuel. Si l'imam Elsayed met sur le même plan circoncisions masculines et féminines, il admet néanmoins que, contrairement à la circoncision masculine, la « circoncision féminie » a bien vocation à influencer la sexualité de la femme. Or si elle influe sur sa sexualité, c'est qu'elle est mutilante. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle est fermement condamnée, quel que soit son degré, y compris au stade de l'ablation partielle ou totale du clitoris ou du prépuce entourant le clitoris, par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et est sévèrement réprimée dans tous les pays occidentaux et dans un nombre croissant de pays non occidentaux. Malgré cela, M. Ramadan, le savant, le philosophe qui a fait sa thèse sur Nietzsche et étudié Kant, estime qu'il faut « discuter du point en interne ». Voilà aussi toute l'habileté d'un certain discours fondamentaliste musulman, rodé à marginalement revisiter et habiller de relativisme les préceptes et pratiques les plus rigoristes de l'islam pour ne pas trop choquer l'opinion occidentale majoritaire (non musulmane) : on ne dit pas que l'excision c'est bien, mais on suggère qu'il serait possible, voire opportun, de débattre de la question et d'en accepter à tout le moins les formes les moins extrêmes ; et ce alors même qu'il s'agit d'un délit pénal ! C'est un peu comme si l'on prétendait débattre du point de savoir si arracher un œil à quelqu'un pourrait, dans certaines circonstances, être acceptable, aujourd'hui et dans une société occidentale avancée, au motif que cela ferait partie d'une tradition immémoriale sur un continent dont sont originaires certains membres de la société. Ajoutons que l'imam Elsayed précise également que dans les pays musulmans où cette circoncision n'est plus réalisée, il existerait des problèmes d'hypersexualisation de la femme. Pour le dire plus simplement, pour l'imam, la femme musulmane - et toutes les autres aussi bien sûr - non excisée est une nymphomane en puissance.

Quelle est la position de l'occident dans tout cela ? M. Ramadan a un point, et un seul. Oui, effectivement, l'occident porte des valeurs qui s'opposent frontalement à celles des fondamentalistes musulmans. Mais l'occident en porte une autre, qui domine toutes les autres : celle du rejet total et absolu de l'essentialisation. Pour le dire plus simplement, l'occident est sans aucun doute en conflit avec le fondamentalisme musulman qui veut qu'un individu ne soit pas libre mais soumis, à Dieu, à l'islam, à la communauté. Qui veut que la femme ne soit pas considérée comme l'égale de l'homme. Qui estime que le non musulman est un mécréant qui doit être combattu, quel qu'il soit, même celui qui vous a tendu la main, qui vous a donné son amitié, son estime, un travail. Qui prévoit des peines de lapidation pour les femmes adultères, qui en arrive à enjoindre la femme victime de viol d'épouser son violeur pour éviter le déshonneur d'arriver vierge au mariage. Qui doit encore réfléchir au point de savoir si les mutilations sexuelles féminines n'auraient pas en définitive quelques inconvénients. Mais l'occident ne considère pas les musulmans comme ses ennemis. Dans les pays occidentaux où certains d'entre eux se sont installés, ils jouissent des mêmes droits et libertés que tous leurs concitoyens. Des politiques de lutte contre les discriminations sont mises en œuvre, les manifestations de racisme sont non seulement sévèrement réprimées mais déclenchent de surcroît une opprobre publique systématique. 

M. Ramadan, dont l'audience, la notoriété et l'influence dans les pays musulmans est négligeable, ne s'adresse d'ailleurs qu'aux musulmans vivant en occident et, il faut bien le dire, avec un certain succès. Or à ces derniers, nous devons le dire : méfiez-vous du chant de la sirène Ramadan. M. Ramadan n'est pas votre ami. Vos amis, ce sont les gens qui sont autour de vous, les occidentaux. Ce sont eux qui vous ont accueillis, nourris, soignés, éduqués avec autant de soin qu'on a pu le faire avec n'importe lequel de vos concitoyens. Ce sont eux qui sont ou seront vos amis, vos amours, vos clients, vos employeurs, vos médecins, vos enseignants. C'est eux, ce n'est pas Frère Tariq et ce n'est pas les pays musulmans que vous avez quitté car précisément, ils n'ont pas été capables de vous donner ce que l'occident vous a fourni. Vous êtes les bienvenus, sans que cela implique d'abandonner la religion qui est la vôtre, dès lors bien sûr que vous la tenez pour un message de paix et d'amour et que vous la pratiquez dans le respect de la religion - ou de l'absence de religion - des autres.

samedi 1 juillet 2017

LETTRE OUVERTE AUX DÉPUTÉS FRANÇAIS !

Article paru dans : 
Agoravox
Kapitalis

Mesdames, Messieurs les Députés,

Vous venez d'être élus et vous faites partie de cette nouvelle majorité née après une véritable révolution intellectuelle opérée par Emmanuel Macron. Comme tous le disent et le répètent, vous avez un devoir éminent : celui de ne pas décevoir ! Ce sera compliqué, tant les français ont été déçus si souvent.

De très nombreuses questions vont se poser à vous et à votre majorité et la question des priorités sera difficile. Cependant une question doit attirer votre attention, souvent mal maîtrisée par les français et qui est pourtant cruciale pour l'avenir du pays.

Cette question c'est celle de l'islamisme.

Il faut rappeler tout d'abord que l'islam de France est celui de ses anciennes colonies; c'est à dire essentiellement d'obédience malékite et soufi. Les français musulmans, issus pour la plupart des anciennes colonies françaises, ont de tout temps, tout en préservant leur foi et leurs pratiques, pu parfaitement s'intégrer et ne pas attenter aux règles et aux valeurs de la République française.

Ce n'est plus malheureusement le cas depuis de nombreuses années; et aujourd'hui, la situation est devenue plus que préoccupante et pas seulement en raison des attentats odieux qui ont meurtris le pays.

Il s'est développé (en réalité on a laissé se développer) une idéologie meurtrière et porteuse de malheur. La France en est infectée tout comme ses anciennes colonies.

Tout d'abord, il faut vous mettre en garde contre le procès qui risque de vous être fait d'islamophobie. Cette théorie inventée par les partisans de cette idéologie meurtrière pour empêcher tout débat pour la combattre; et dans laquelle, malheureusement, bon nombre de politiques (beaucoup à gauche) sont tombés.

Critiquer l'islamisme politique, n'est absolument pas être contre la religion; bien au contraire, c'est dénoncer ceux qui l'instrumentalisent pour prendre le pouvoir. Alors ne vous laissez pas convaincre par ceux qui vous diront que s'attaquer à l'islamisme politique, c'est s'attaquer à l'Islam. C'est faux !

En second lieu, il faut aussi échapper à cette idée complètement fausse que cette situation grave s'explique par le rejet des valeurs de la républiques par une génération touchée par la pauvreté et n'ayant pas de perspectives. Il y a eu et il y a encore beaucoup de français qui connaissent de grandes difficultés et qui, pour certains viennent d'ailleurs, mais qui n'auraient jamais l’idée d'adhérer à l'idéologie meurtrière dont nous parlons.

Cette idéologie est le Wahhabisme que certains préfèrent appeler "salafisme" pour ne pas fâcher les pétromonarques qui doivent leurs trônes au wahhabisme et cherchent à l'exporter dans le monde. Les Frères musulmans que soutient l'émir du Qatar, diffusent cette funeste doctrine aussi bien dans les pays du printemps arabe qu'en Europe; et plus particulièrement en France où l'émir a beaucoup d'amis parmi les dirigeants et les responsables politiques. 
Faut-il rappeler la liste des responsables politiques français et d'élus de l'ancienne assemblée, compromis avec le Qatar ? Et que dire de Claude Bartolone qui a reçu au palais Bourbon les Frères musulmans et leur acolyte pan-arabiste Moncef Marzougui, assassins de Chokri Belaid, alors que les progressistes tunisiens espéraient beaucoup des socialistes français pour les en débarrasser ?

Sans entrer dans les détails et dans l'histoire de cette idéologie, c'est l'idée d'un retour à l'islam d'origine (une origine fantasmée, soit dit en passant) et qui aurait pour mérite de permettre aux musulmans de regagner le pouvoir et l’influence qu'ils ont perdus depuis longtemps. Ce retour aux sources et, c'est en cela qu'il est très dangereux, s'accompagne d'une critique essentielle des valeurs universelles de liberté, d'égalité et donc des droits de l'homme.

Evidemment tous ceux qui adhérent à ces idées ne sont ni violents ni partisans de la violence et l'on pourrait donc être tenté de dire qu'il s'agit de leur liberté de penser.
C'est là le piège car en formant plusieurs générations à ces idées et à cette hostilité aux valeurs humanistes, cette idéologie constitue le terreau indiscutable de la violence et du terrorisme; et c'est l'erreur (ou la stratégie électoraliste ?) de certains hommes politiques français et européens de prétendre à l’existence d'un islamisme modéré; comme la gauche a voulu le vendre en France mais aussi en Tunisie, pour soutenir les Frères musulmans.

C'est ainsi que les Frères musulmans ont pu islamiser peu à peu les français issus de l'immigration maghrébine, en refusant les valeurs universelles, en revenant sur la liberté de conscience, comme sur l’égalité des hommes et des femmes, .... pour faire simple, en rejetant la laïcité. Et ce, en toute impunité, voir avec le soutien des responsables politiques français !
Quand une grande partie de la population verse dans ces idées, elle est prête, en tous cas certains de ses membres, à la violence et à la lutte en versant dans le terrorisme.

Or cette idéologie dispose, hélas, de moyens considérables en argent et en moyens de diffusion grâce aux pays qui la diffusent depuis longtemps, du moins depuis la chute du mur de Berlin : les Ibn Saoud et le Qatar essentiellement.

Il vous appartient de lutter avec la plus grande fermeté non seulement contre les criminels (cela est évident) mais contre la diffusion en France de cette doctrine mortifère car lutter seulement contre les criminels, c'est laisser le venin s'installer et nourrir le terrorisme.

Il faut le faire par une condamnation sans cesse répétée de cette doctrine en montrant son côté malfaisant et en faisant en sorte d'interdire le prosélytisme par tous les moyens. Au besoin, en créant de nouvelles lois, en sanctionnant tous les comportements fondés sur cette doctrine d'un autre âge et en prononçant la dissolution de toute association qui serait fondée sur cette doctrine, contraire aux valeurs essentielles de la France.

Les partisans de cette doctrine sont des gens habiles à utiliser les lois de la République pour mener leur oeuvre de destruction. Les mieux organisés étant les Frères musulmans, beaucoup de français ne se laissent plus duper par la rhétorique de leur chef, le petit fils du fondateur de la confrérie : Tariq Ramadan. Les Frères musulmans ont même théorisé l'idée qu'il fallait ruser et tromper son monde pour parvenir à leurs fins, en recourant à la "taqyia" (La dissimulation, comme moyen stratégique). C'est la raisons pour laquelle il faut être à la fois vigilant, ferme et ne pas hésiter à mener le combat pour la survie des valeurs de la Républiques, ces valeurs du vivre ensemble, autrement dit la laïcité à laquelle les français sont attachés, à juste titre.

Certains d'entre vous avez probablement pris conscience de ce danger; puisque durant la campagne électorale certains candidats projetaient de lutter contre le terrorisme et le wahhabisme qui le fonde; et dénonçaient pour certains d'entre eux, les pétromonarques qui le soutiennent en désignant le Qatar et les Ibn Saoud, avec lesquels la France doit revoir ses relations.

Rachid Barnat

Lire : LA POLITIQUE EXPANSIONNISTE DES Ibn SAOUD PAR LE WAHHABISME !